Une stratégie dans le final pas payante

Après deux jours d’une bagarre intense et exigeant beaucoup des organismes, le vent a souffle défavorablement sur la route de l’Allier et a permis au peloton de vivre une étape plus tranquille. Arnaud Démare, en dépit du travail de ses équipiers, n’a pas gagné. Dans le sprint massif, l’équipe Groupama-FDJ a été prise à son propre jeu !

Au départ de Cépoy, les bulletins météo donnaient le sourire à l’ensemble des coureurs et notamment à Arnaud Démare qui envisageait la journée avec calme.

« Je sens que la forme revient petit à petit, disait-il alors. Aujourd’hui, il y aura du vent de face, ce sera plus tranquille et ça fera du bien à tout le monde. Au bout nous aurons sans doute un sprint ! »

L’étape s’est en effet déroulée de la sorte avec une première attaque de huit coureurs au kilomètre 32 avec notamment Olivier Le Gac mais elle a été rapidement neutralisée. Dans le prolongement, Navardauskas (Delko-Marseille 13) a insisté et a été rejoint par son équipier Fedeli. Les deux hommes ont été repris à 40 kilomètres de l’arrivée.

« je me suis fait prendre de vitesse par des coureurs remontant dans mon dos » A. Démare

Il y eut une chute massive huit kilomètres plus loin au passage d’un pont étroit, Ignatas Konovalovas a été contraint à un effort soutenu pour reprendre sa place dans le peloton. Le véritable tournant s’est déroulé à cinq kilomètres de l’arrivée quand le phénoménal Rowe (Team Sky) a provoqué une bordure lors d’un changement de direction. Dans la foulée, quatre coureurs dont deux de ses équipiers l’ont suivi mais l’équipe Groupama-FDJ, restée soudée, a rapidement repris la situation en main.

« Il y a eu un gros coup de bordure à 4 kilomètres de l’arrivée, explique Arnaud Démare. Ramon Sinkeldam a fait un gros effort et nous a bien remontés. On a voulu profiter de ce petit comité pour rester aux avant-postes et essayer de faire un sprint avec peu de monde mais au final on s’est fait prendre au piège d’emmener le sprint. Mes équipiers étaient très forts mais ça n’a pas suffi. A 300 mètres de la ligne, avec le vent de face, je ne pouvais pas produire mon effort et je devais attendre un peu mais je me suis fait prendre de vitesse par des coureurs remontant dans mon dos. Je n’avais pas la force pour remonter. J’ai senti l’évolution de ma condition physique hier, aujourd’hui il y avait de la fatigue que je crois générale. La nervosité fatigue. Aujourd’hui, dans les cinquante-soixante derniers kilomètres, sur de petites routes c’était très nerveux. Il y a eu des chutes et des accrochages et cette nervosité rend Paris-Nice difficile.  »