Aucune difficulté, très peu de virages et une longue ligne droite en bord de mer : l’unique contre-la-montre individuel au menu du Tour d’Italie 2026 s’annonçait comme une véritable épreuve de force entre les meilleurs rouleurs du peloton, et ce sur 42 kilomètres entre Viareggio et Massa. « C’était un beau contre-la-montre, et pour une fois, il était vraiment pour les purs spécialistes », souriait Rémi Cavagna. « C’était clairement un profil qui correspondait bien à Rémi, ajoutait Joseph Berlin-Sémon, l’entraîneur de l’ancien champion de France. C’est un effort qu’il apprécie et qu’il maîtrise. Il y avait très peu de variations de vitesse et de parties techniques, et il s’agissait donc beaucoup de gestion sur ces 42 kilomètres. Il fallait être capable de maintenir une puissance assez élevée et une vitesse stable du début à la fin ». Naturellement, Rémi Cavagna était l’homme attendu du côté de la Groupama-FDJ United ce mardi, et son départ était prévu une petite dizaine de minutes après celui du grand favori de l’étape, Filippo Ganna. À exactement 14h31, le rouleur tricolore a quitté la rampe de départ, et après 16,5 kilomètres, le premier temps intermédiaire a déjà apporté des signaux prometteurs. Bien que devancé par l’Italien de 41 secondes, il s’installait en effet en deuxième position, devant tous les autres prétendants au podium du jour.

La tendance s’est confirmée au second point intermédiaire, au km 28,5, où le Clermontois conservait le second rang, à un peu plus d’une minute de Ganna. Restaient alors quatorze kilomètres à tenir, et l’homme de la Groupama-FDJ United a serré les dents pour garder une petite marge sur Sjoerd Bax, alors deuxième provisoire. « Les dix derniers kilomètres étaient très longs, confiait-il. J’ai très légèrement faibli mais j’étais toujours dans l’allure. Des indications qu’on me donnait à l’oreillette, je savais que je jouais la deuxième place, donc j’ai tout donné ». Sur la ligne, il a bel et bien signé le deuxième meilleur temps, à 1’59 de Filippo Ganna, alors que la majeure partie des purs spécialistes étaient déjà arrivés. Il lui a alors fallu patienter deux heures pour connaître son classement définitif, et finalement, seul Thymen Arensman l’a devancé dans la deuxième partie d’après-midi, pour cinq secondes à peine. « J’ai été freiné en doublant des véhicules pendant la course, et la deuxième place se joue sans doute là, complétait Rémi. C’est la seule petite frustration de la journée. Pour le reste, je suis très satisfait. Ce chrono est un objectif que je m’étais fixé depuis plusieurs mois, et je visais clairement le podium. L’objectif est rempli. Je suis content de ma performance, ça montre que je suis en jambes et ça va booster l’équipe ».

Avec cette remarquable troisième place, Rémi Cavagna a ainsi signé son deuxième podium en WorldTour de l’année après celui obtenu sur l’UAE Tour. « À son arrivée l’an passé, on s’était donné un an pour se remettre en route, indiquait Joseph. Cette année, l’objectif était donc de vraiment répondre présent et de confirmer. Il l’a d’abord démontré sur l’UAE Tour, on a vu que l’entraînement se passait bien, et aujourd’hui, il valide ça avec un podium sur le Giro. D’autres chronos arrivent par la suite, et il faut continuer comme ça. Il a passé un cap physiquement, et on espère pouvoir en passer un autre. À court terme, cela ouvre des perspectives pour la suite du Giro. Il est monté en puissance lors de la première semaine, il est en forme, on verra ce que nous réservent les deux prochaines semaines ». « On s’entend super bien dans l’équipe et il y a une super ambiance, ponctuait Rémi. Il n’y a pas encore le résultat escompté sur les étapes en ligne, mais on se rapproche. Je sens qu’on se bonifie avec le temps et on espère beaucoup de la suite de ce Giro ».

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