C’est un tracé atypique qui attendait les coureurs, mardi, pour leur retour aux affaires sur le sol italien. De Catanzaro à Cosenza, en Calabre, l’itinéraire était court (138 kilomètres), mais pimenté par l’ascension de Cozzo Tunno (14km à 6%) à 60 kilomètres du terme. D’où une petite incertitude quant au déroulé de la journée. « L’objectif était de prendre part à l’échappée car on pouvait se demander qui contrôlerait, indiquait William Green. Johan a réussi à l’intégrer, malheureusement il s’est retrouvé devant avec Rafferty, qui était trop proche au général pour que le peloton laisse du temps. On savait ensuite qu’il y avait très peu de chances que Paul passe la montée, mais on ne pensait pas pour autant que le rythme serait si soutenu. Au final, Josh a été notre seul coureur à rejoindre l’arrivée dans le premier groupe, ce qui témoigne de la difficulté de l’ascension. Axel s’est testé pour la première fois dans une longue ascension, mais après vingt minutes, c’est devenu trop difficile ». Sur la ligne, Jhonatan Narvaez a alors remporté un sprint d’à peine 40 coureurs, Josh Kench s’octroyant la 23e place du jour.

Mercredi, le Néo-Zélandais a de nouveau accroché les favoris vers Potenza dans une journée cumulant 3700 mètres de dénivelé, mais dans des circonstances toutes autres. « C’était sans aucun doute l’une des pires journées sur le vélo dont j’ai été témoin, expliquait William. Il y a eu de la pluie, du froid, et même de la grêle à un moment donné. En plus de ça, il y avait des ascensions. Rémy a tenté sa chance assez tôt dans la première, puis l’échappée s’est détachée et il était difficile pour nous d’en être. On a essayé de gérer au mieux l’habillement des gars, et on s’en est plutôt bien sortis. Avant la dernière montée, Axel et Johan ont fait un super boulot pour placer Josh, qui a ensuite fait son truc. Il ne se sentait pas super, mais il a réussi à tenir ». Au terme de cette étape dantesque, le jeune homme de 25 ans se retrouvait ainsi vingt-sixième du général, et une journée moins éreintante s’annonçait ce jeudi vers Naples.  Après 141 kilomètres, l’emballage massif s’est comme attendu mis en place, mais il n’a pas pris la tournure souhaitée pour Paul Penhoët et ses coéquipiers. « Rémi Cavagna a fait un super boulot, ajoutait William. Johan a pris le relais peu après, et on était plutôt bien jusqu’à deux kilomètres. Malheureusement, on n’a pas été en mesure de remonter ensuite. On est vraiment déçus, et non pas à cause de la chute dans le dernier virage, car on n’était en réalité pas assez bien placés pour espérer jouer devant ».

Alors que Davide Ballerini a tiré les marrons du feu dans un dernier kilomètre chaotique, Paul Penhoët a hérité de la seizième place. Trois étapes accidentées se profilent désormais avant la journée de repos. « Le week-end s’annonce intéressant, concluait William. On attend avec impatience le premier test en montagne de Josh demain, et cela nous en dira plus sur les deux prochaines semaines du Giro pour l’équipe. Il a clairement franchi un cap important en passant de l’Asia Tour au World Tour, à son premier Grand Tour ! On avait envisagé qu’il perde du temps en ce début de Giro, et on ne voulait prendre aucun risque. Finalement, sans aucune pression, il n’a pas perdu de temps du tout. Le classement général n’est pas une priorité pour le moment, il y a encore beaucoup d’inconnues, et il aura déjà l’occasion de se jauger face aux meilleurs sur le Blockhaus. Samedi, la huitième étape présente un profil très intéressant qui pourrait convenir à plusieurs coureurs de l’équipe. Dimanche, on retrouvera une arrivée au sommet, plus adaptée aux caractéristiques de Josh sur le papier. En tout cas, tout le monde s’est bien remis de la chute et est prêt à donner 110% pour saisir chaque opportunité. Rémi Cavagna se sent de mieux en mieux chaque jour et a les yeux rivés sur le contre-la-montre ».

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