Les deux grimpeurs de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ avaient le champ libre ce jeudi, à l’occasion de la deuxième arrivée au sommet de l’UAE Tour. Attila Valter et Matteo Badilatti se sont alors accrochés au groupe des favoris le plus longtemps possible, cédant simplement dans le dernier kilomètre de l’ascension finale. Le Hongrois a finalement pris la 20e place du jour alors que le Suisse a franchi la ligne en 23e position, après s’être d’ailleurs montré à l’offensive.

« C’était un bon test », Jussi Veikkanen

La cinquième étape offrait ce jeudi un nouveau terrain de jeu aux grimpeurs sur l’UAE Tour, avec la longue mais roulante ascension de Jebel Jais (21 km à 5,5%), qui se présentait néanmoins après cent-cinquante kilomètres plutôt rectilignes. « Il n’y a pas eu beaucoup de bagarre au début, racontait d’ailleurs Jussi Veikkanen. Un coup à deux est vite parti puis s’est relevé. Derrière, il n’y a pas eu de course du tout et ça s’est ensuite un peu excité lors du sprint intermédiaire. Ce n’est qu’après ça qu’un groupe de huit est sorti, avec du beau monde dedans ». L’échappée comptait notamment dans ses rangs Mathias Frank, Thomas De Gendt et Alexey Lutsenko, mais aucun représentant de la Groupama-FDJ. « La consigne était de prendre l’échappée si un gros groupe se formait, mais nous n’avions personne, c’était un peu dommage », ajoutait Jussi. Une légère déception atténuée par le fait que le coup matinal n’a finalement pas abouti ce jeudi, bien que cela se soit joué à quelques hectomètres près… Le peloton s’est d’ailleurs présenté avec deux minutes de retard au pied de Jebel Jais alors qu’Alexey Lutsenko se détachait bientôt de ses compagnons de fuite. « Pour nous, l’idée était de faire du mieux possible avec Anthony, dans la mesure où il était encore placé au général, exposait Jussi. On voulait aller jusqu’au bout des choses avec lui. Nous avions aussi donné la liberté à nos deux grimpeurs, Matteo et Attila, de faire leur montée ».

Un temps accompagnés par Alexys Brunel et Anthony Roux dans le groupe des favoris, le Suisse et le Hongrois ont tenu le rythme quasiment jusqu’au sommet. « C’était une bonne journée, résumait Matteo. On a très bien roulé en équipe et les gars nous ont bien replacé pour l’ascension finale. La montée était très roulante. Dans les roues, c’était assez facile, il n’y a donc pas eu une grosse sélection ». Les premières attaques ont alors fait irruption sur la toute fin, et le grimpeur helvète s’en est mêlé : « À trois kilomètres, j’ai vu Nibali et Vanhoucke attaquer, donc j’ai décidé d’essayer également. On a finalement été repris à 1500 mètres. Avec Attila, on a un peu perdu le contact dans les dernières rampes, mais c’était quand même une bonne journée ». Jonas Vingegaard a remporté l’étape et Matteo Badilatti a finalement pris la 23e place, juste derrière son collègue hongrois (20e). « Je pense qu’on verra leurs vraies qualités dans les cols européens, complétait Jussi. C’est là où on les attend. C’était en tout cas un bon test, car il y a du beau monde ici. Maintenant, les objectifs sont plutôt en Europe et plus tard dans la saison. Le plus important est qu’ils aient pu se tester, et ils l’ont bien fait. Qui plus est, Matteo a été offensif dans le final ».

« C’est prometteur pour la suite », Matteo Badilatti

Au classement général, en revanche, Anthony Roux sort du top 20 bien qu’ayant « encore fait le maximum » aujourd’hui. L’ancien champion de France aura éventuellement l’occasion de faire parler de lui ces deux prochains jours même si le terrain ne sera pas pour avantager l’équipe. « Il est fort probable que les deux dernières étapes se terminent au sprint, ponctuait Jussi. L’objectif de ce groupe, sur cette course, est de bien travailler pour la suite. On va donc essayer d’être offensifs mais il faudra aussi faire en fonction des circonstances de course ». Sur le point de conclure sa première compétition avec l’équipe, Matteo Badilatti tirait lui déjà de nombreux enseignements positifs. « Ma semaine a démarré difficilement, rappelait-il. Je n’étais pas super bien lors de la première étape, mais je me sens de mieux en mieux au fil des jours. Je sens que les sensations reviennent. Je vis une belle semaine ici avec l’équipe. J’ai été super bien intégré, tout le monde est sympa et on travaille bien ensemble. C’est un vraiment honneur de faire partie de cette famille. Cette semaine nous sert aussi à améliorer notre Français (sourires). On passe du bon temps ensemble, on court bien ensemble et c’est prometteur pour la suite de la saison. J’ai déjà hâte d’être à la prochaine course ».

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