L’Équipe cycliste Groupama-FDJ a animé la sixième étape de l’UAE Tour ce vendredi. En intégrant l’échappée du jour, Matthieu Ladagnous et Attila Valter ont ainsi tenté de contrecarrer les plans des sprinteurs. Sans succès. Après 140 kilomètres en tête, le duo franco-hongrois a été neutralisé et Sam Bennett s’est de nouveau imposé à l’arrivée. Victime d’une chute avant la mi-course, Anthony Roux a été contraint de quitter l’épreuve mais ne souffre d’aucune fracture.

C’est par deux étapes faisant la part belle aux sprinteurs que l’UAE Tour se conclut en cette fin de semaine. Ce vendredi, tout d’abord, 165 kilomètres tout plats étaient à parcourir avant un emballage quasi certain du côté de Palm Jumeirah, à Dubaï. La Groupama-FDJ n’avait pour autant pas l’intention de rester inactive au sein du peloton. « Étant donné qu’on avait personne à protéger pour le général et qu’on n’avait rien à jouer sur le sprint, on avait quartier libre aujourd’hui, exposait Matthieu Ladagnous. J’ai été le premier attaquant et je ne pensais pas qu’autant de monde allait venir avec moi ». En tête, le Palois a d’ailleurs retrouvé son coéquipier Attila Valter, ainsi qu’Alexey Lutsenko, Luis Leon Sanchez (Astana), Tony Gallopin (AG2R-Citröen) et Inigo Elosegui (Movistar). « C’était une bonne chose d’avoir deux mecs devant, ça permet de bien travailler, enchaînait Jussi. En revanche, ils n’ont eu que quatre minutes d’avance maximum. C’était un groupe solide, avec de bons rouleurs. Ils ont un peu ‘’bourriné’’ en tête et le peloton a vite compris qu’il ne fallait pas leur laisser trop de temps, au risque que l’échappée aille loin. Le peloton n’a pas voulu jouer et l’écart est donc resté plutôt faible ».

« On n’a pas chômé », Matthieu Ladagnous

L’avance du groupe de fuyards a ensuite drastiquement chuté lorsque la Deceuninck-Quick Step s’est essayée à un coup de bordures dans la deuxième partie de course. « Le peloton s’est un peu excité après cent kilomètres, relatait Jussi. Il a même été bien coupé en deux, mais tous les principaux favoris du sprint et du général étaient devant. Ça n’a donc pas fait plus de dégâts que ça, tout s’est regroupé. La seule vraie conséquence a été de faire chuter l’écart avec l’échappée ». « On a perdu environ deux minutes, notait ainsi Matthieu. Ils sont revenus tout proches, et c’est devenu bien plus compliqué. On a quand même bien roulé, on n’a pas chômé et ça a été une journée assez difficile. On savait que ça allait être compliqué, notamment avec le vent de face dans le final, mais on a essayé de faire au mieux ». Les six audacieux ont finalement rendu les armes peu avant l’entrée dans les vingt derniers kilomètres. « C’est une journée qui fait du bien, ajoutait Matthieu. C’est le type de journée qui permet de bien bosser en vue de la suite de la saison. On a de la chance qu’il fasse beau ici, et c’est agréable d’engranger des kilomètres sous un grand soleil. C’est une bonne course de préparation. L’ensemble de l’équipe a de bonnes sensations, c’est de bon augure pour la suite ! »

Comme mercredi, l’emballage du jour a été réglé par Sam Bennett, Tadej Pogacar conservant pour sa part son maillot de leader. À l’arrivée, toutefois, un coureur de l’équipe manquait à l’appel. Tombé dans la première partie de l’étape, Anthony Roux n’a en effet pu mener l’étape à son terme. « C’est une chute toute bête, racontait Jussi Veikkanen. Après soixante kilomètres, on passait d’une route très très large à une route plus étroite. Un îlot directionnel a provoqué la chute et Anthony a été pris dedans. Il est reparti, mais on l’a suivi un moment et on a vu qu’il ne pouvait pas tenir le guidon, qu’il était en souffrance. On a décidé de l’arrêter, puis il est monté dans l’ambulance pour aller passer des examens ». Heureusement, les radios effectuées cet après-midi par l’ancien champion de France à l’hôpital n’ont révélé aucune fracture. Samedi, l’UAE Tour s’achèvera par une nouvelle étape destinée aux sprinteurs.

1 commentaire

Jean jacques Setiaux

Jean jacques Setiaux

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Le 27 février 2021 à 17:07

Toujours avec vous…