Ce n’était clairement pas le Tour de Pologne envisagé par l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United. Au terme d’une semaine de course sans résultat probant, l’écurie française espérait rectifier le tir par l’intermédiaire de Rémi Cavagna lors du contre-la-montre de clôture, ce dimanche. Toutefois, le champion de France de la discipline n’a pas eu les ressources nécessaires pour accrocher mieux qu’un top 15.
Au sortir de six étapes lors desquelles elle n’a pu réellement se mêler à la bataille, la Groupama-FDJ United attendait beaucoup de la dernière journée du Tour de Pologne ce dimanche. En l’occurrence, le contre-la-montre de 12,5 kilomètres à Wieliczka constituait un véritable objectif pour le champion de France de la spécialité, Rémi Cavagna, également troisième des épreuves chronométrées sur l’UAE Tour et le Tour d’Italie cette saison. « Il y avait une bosse de trois bornes en paliers dès le départ, une portion plate en haut, une longue descente, puis une dernière partie plate à la fin, résumait Frédéric Guesdon. C’était tout de même un chrono très rapide et on s’attendait à ce que les écarts se fassent surtout dans la première partie ». Rémi Cavagna s’est présenté sur la rampe de lancement peu avant 15 heures, et malheureusement, l’Auvergnat s’est justement heurté à cette portion du circuit. « Il a senti que ses jambes étaient dures au départ, et la mise en route a été compliquée, indiquait Frédéric. À ce niveau-là, ça ne pardonne pas. Sur douze bornes, il faut être performant d’entrée, surtout avec la bosse initiale. Il a mis du temps à se débloquer et ça s’est malheureusement traduit dans le résultat ». Sixième à dix secondes du leader provisoire au moment de son arrivée, Rémi Cavagna a finalement reculé à la quinzième place, à dix-sept secondes du vainqueur de l’étape, Stefan Küng. « C’est évidemment une déception car on espérait beaucoup du chrono », confiait Frédéric.
« Il ne faut pas baisser les bras », Frédéric Guesdon
Plus globalement, la Groupama-FDJ United quitte la Pologne avec un bilan comptable très maigre. « C’était certes une course de reprise pour tout le groupe, mais comme pour une grosse partie du peloton, reprenait le directeur sportif de l’équipe. On espérait être un peu plus présents sur cette course, surtout dans les résultats. On a bel et bien été actifs puisqu’on a réalisé des échappées avec Enzo, Valentin et Rémi, mais on n’a jamais pesé dans le final et nous sommes loin des top 10 qu’on pouvait espérer. Sur les étapes de sprint, les gars ont plutôt bien fonctionné, mais il n’y a pas eu de résultat. On peut donc dire que ce sont des étapes ratées. Puis, l’abandon de Rudy après la chute massive nous a privé d’une pièce maîtresse pour le général et pour les terrains vallonnés. Valentin n’était pas non plus à 100%, donc c’est devenu compliqué de jouer devant. À ce niveau, il est difficile d’exister au moindre grain de sable qui se glisse dans les rouages. On s’attendait à mieux au niveau des résultats, c’est certain, mais il ne faut surtout pas baisser les bras. Certains vont se diriger vers la Vuelta, d’autres vers Hambourg. On tourne cette page, en espérant qu’elle nous serve malgré tout pour la suite. À défaut d’avoir performé, il faut au moins que cette course nous serve de tremplin ».