La première partie du Tour de Pologne n’a malheureusement pas souri à l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United, et à Paul Penhoët en particulier. Si les trois premières étapes ont accouché de trois sprints massifs, le jeune Français n’a jamais réellement pu défendre ses chances et s’exprimer pleinement. Il a finalement signé son meilleur résultat ce mercredi, avec une treizième place, alors que des journées plus accidentées se profilent désormais.
La 83ème édition du Tour de Pologne s’élançait lundi de Gdynia, dans le nord du pays, au bord de la mer Baltique. De ce point de départ, le peloton filait à l’ouest vers Koszalin, dans un premier acte relativement plat, mais qui comptait pas moins de 234 kilomètres. « On ne voulait pas focaliser toute notre attention sur le sprint car l’étape était longue et on pouvait imaginer qu’il y ait un peu de bagarre, exposait Frédéric Guesdon. On voulait être vigilant au cas où, et Rudy a bien suivi un coup qui est parti au départ. Cela lui a permis de récolter deux secondes de bonification, puis il s’est relevé. Ils n’étaient que cinq devant et le dernier sprint intermédiaire était très loin, donc ça ne servait à rien d’insister ». Comme attendu, le peloton n’a eu aucun mal à reprendre les rescapés de l’échappée dans le final, puis il s’est dirigé vers le premier emballage de la semaine. « On s’est loupé, confessait Frédéric. C’était la reprise pour beaucoup, les gars manquaient de repères et les sprints en Pologne sont assez houleux. Sur ce premier jour, on a été débordés ». À l’arrivée, Axel Huens et Paul Penhoët ont ainsi terminé roue dans roue, aux environs du top 20. Dès mardi, une nouvelle opportunité se présentait néanmoins à Szczecin après tout juste 150 bornes cette fois-ci. « On avait remis un peu d’ordre dans le groupe, car on savait qu’on était capable de montrer autre chose que ce qu’on avait affiché sur la première étape, reprenait Frédéric. On devait rebondir, et les mecs ont bien rebondi car ils ont fait du bon boulot ».
« Sur le terrain, c’est une vraie lessiveuse », Frédéric Guesdon
Présente en tête de peloton dès l’entrée dans les vingt derniers kilomètres, la Groupama-FDJ United n’a pas quitté les premières positions jusque dans les tous derniers instants. Chacun a ainsi pu contribuer avant que le chaos ne règne de nouveau au sein du paquet dans les deux ultimes bornes. « Dans le dernier kilomètre et jusqu’à l’épingle à cheveux à 500 mètres, c’est devenu très houleux, disait encore Frédéric. Paul s’est fait bousculer car beaucoup de coureurs voulaient être devant ». Trop éloigné de la tête du paquet au lancement du sprint, le Francilien n’a donc pu véritablement faire son effort, passant finalement la ligne en vingtième position. « C’était une déception car il y a eu une bonne implication du groupe et on espérait beaucoup mieux », ajoutait Frédéric. Jonathan Milan s’est lui accaparé un deuxième succès en deux jours, alors que se profilait une toute dernière occasion pour les hommes rapides mercredi vers Zielona Góra. Comme lors du premier acte, la Groupama-FDJ United a décidé de placer un homme à l’avant. « Ça a relancé après le premier sprint intermédiaire, et c’est là qu’Enzo s’est lancé dans la bataille, racontait Frédéric. Ils sont d’abord sortis à trois, puis trois poursuivants sont rentrés, mais la présence de Sobrero a mis un peu la pagaille. C’était bien d’avoir Enzo devant, il a fait une belle journée. Il faut rappeler qu’il n’avait pas couru depuis Liège-Bastogne-Liège. Il a bien bossé en juillet, il montre qu’il a une belle condition physique, et on espère qu’il va continuer comme ça en vue de la Vuelta ».
Malgré une belle résistance du Beauvaisien et de ses acolytes, l’échappée a finalement rendu les armes à quatre kilomètres du but, ne pouvant donc empêcher un troisième emballage en autant d’étapes. « À l’image des autres sprints, beaucoup de monde voulait s’y mêler, expliquait Frédéric. Ça n’a pas été emmené de manière franchement limpide et rapide, donc une boule s’est formée et ce n’est vraiment pas évident pour Paulo de se placer dans ces conditions ». Coincé en deuxième rideau, le coureur de la Groupama-FDJ United n’a pas eu l’ouverture pour se dégager et produire un sprint optimal. Cela s’est donc soldé par une frustrante treizième place à l’arrivée. « Il a eu trois occasions, et malheureusement il a terminé au-delà du top 10 à chaque fois, complétait Frédéric. Ce n’est pas son niveau donc il est forcément déçu. Si on fait le bilan de ces trois jours, on remarque que derrière Milan, c’est très brouillon. On en a encore eu la preuve aujourd’hui, beaucoup de sprinteurs se sont loupés. Il y a du monde sur le papier, mais sur le terrain, c’est une vraie lessiveuse ». Ces prochains jours, les difficultés se chargeront d’apporter un peu de limpidité. Dès demain vers Karpacz. « On veut être offensifs lors des trois jours à venir, ponctuait Frédéric. On veut jouer les échappées, tout en jouant devant avec les costauds. Rémi va dans un premier temps essayer de limiter la casse, mais son principal objectif est le chrono dimanche ».
La première partie du Tour de Pologne n’a malheureusement pas souri à l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United, et à Paul Penhoët en particulier. Si les trois premières étapes ont accouché de trois sprints massifs, le jeune Français n’a jamais réellement pu défendre ses chances et s’exprimer pleinement. Il a finalement signé son meilleur résultat ce mercredi, avec une treizième place, alors que des journées plus accidentées se profilent désormais.
La 83ème édition du Tour de Pologne s’élançait lundi de Gdynia, dans le nord du pays, au bord de la mer Baltique. De ce point de départ, le peloton filait à l’ouest vers Koszalin, dans un premier acte relativement plat, mais qui comptait pas moins de 234 kilomètres. « On ne voulait pas focaliser toute notre attention sur le sprint car l’étape était longue et on pouvait imaginer qu’il y ait un peu de bagarre, exposait Frédéric Guesdon. On voulait être vigilant au cas où, et Rudy a bien suivi un coup qui est parti au départ. Cela lui a permis de récolter deux secondes de bonification, puis il s’est relevé. Ils n’étaient que cinq devant et le dernier sprint intermédiaire était très loin, donc ça ne servait à rien d’insister ». Comme attendu, le peloton n’a eu aucun mal à reprendre les rescapés de l’échappée dans le final, puis il s’est dirigé vers le premier emballage de la semaine. « On s’est loupé, confessait Frédéric. C’était la reprise pour beaucoup, les gars manquaient de repères et les sprints en Pologne sont assez houleux. Sur ce premier jour, on a été débordés ». À l’arrivée, Axel Huens et Paul Penhoët ont ainsi terminé roue dans roue, aux environs du top 20. Dès mardi, une nouvelle opportunité se présentait néanmoins à Szczecin après tout juste 150 bornes cette fois-ci. « On avait remis un peu d’ordre dans le groupe, car on savait qu’on était capable de montrer autre chose que ce qu’on avait affiché sur la première étape, reprenait Frédéric. On devait rebondir, et les mecs ont bien rebondi car ils ont fait du bon boulot ».
« Sur le terrain, c’est une vraie lessiveuse », Frédéric Guesdon
Présente en tête de peloton dès l’entrée dans les vingt derniers kilomètres, la Groupama-FDJ United n’a pas quitté les premières positions jusque dans les tous derniers instants. Chacun a ainsi pu contribuer avant que le chaos ne règne de nouveau au sein du paquet dans les deux ultimes bornes. « Dans le dernier kilomètre et jusqu’à l’épingle à cheveux à 500 mètres, c’est devenu très houleux, disait encore Frédéric. Paul s’est fait bousculer car beaucoup de coureurs voulaient être devant ». Trop éloigné de la tête du paquet au lancement du sprint, le Francilien n’a donc pu véritablement faire son effort, passant finalement la ligne en vingtième position. « C’était une déception car il y a eu une bonne implication du groupe et on espérait beaucoup mieux », ajoutait Frédéric. Jonathan Milan s’est lui accaparé un deuxième succès en deux jours, alors que se profilait une toute dernière occasion pour les hommes rapides mercredi vers Zielona Góra. Comme lors du premier acte, la Groupama-FDJ United a décidé de placer un homme à l’avant. « Ça a relancé après le premier sprint intermédiaire, et c’est là qu’Enzo s’est lancé dans la bataille, racontait Frédéric. Ils sont d’abord sortis à trois, puis trois poursuivants sont rentrés, mais la présence de Sobrero a mis un peu la pagaille. C’était bien d’avoir Enzo devant, il a fait une belle journée. Il faut rappeler qu’il n’avait pas couru depuis Liège-Bastogne-Liège. Il a bien bossé en juillet, il montre qu’il a une belle condition physique, et on espère qu’il va continuer comme ça en vue de la Vuelta ».
Malgré une belle résistance du Beauvaisien et de ses acolytes, l’échappée a finalement rendu les armes à quatre kilomètres du but, ne pouvant donc empêcher un troisième emballage en autant d’étapes. « À l’image des autres sprints, beaucoup de monde voulait s’y mêler, expliquait Frédéric. Ça n’a pas été emmené de manière franchement limpide et rapide, donc une boule s’est formée et ce n’est vraiment pas évident pour Paulo de se placer dans ces conditions ». Coincé en deuxième rideau, le coureur de la Groupama-FDJ United n’a pas eu l’ouverture pour se dégager et produire un sprint optimal. Cela s’est donc soldé par une frustrante treizième place à l’arrivée. « Il a eu trois occasions, et malheureusement il a terminé au-delà du top 10 à chaque fois, complétait Frédéric. Ce n’est pas son niveau donc il est forcément déçu. Si on fait le bilan de ces trois jours, on remarque que derrière Milan, c’est très brouillon. On en a encore eu la preuve aujourd’hui, beaucoup de sprinteurs se sont loupés. Il y a du monde sur le papier, mais sur le terrain, c’est une vraie lessiveuse ». Ces prochains jours, les difficultés se chargeront d’apporter un peu de limpidité. Dès demain vers Karpacz. « On veut être offensifs lors des trois jours à venir, ponctuait Frédéric. On veut jouer les échappées, tout en jouant devant avec les costauds. Rémi va dans un premier temps essayer de limiter la casse, mais son principal objectif est le chrono dimanche ».