Cédric Pineau pris dans une chute, les deux stagiaires assurent !

Décidément, l’équipe FDJ n’a pas de veine. Au lendemain d’une chute collective conclue mercredi matin par l’abandon de David Gaudu, Cédric Pineau a été également contraint à l’abandon après avoir été victime d’une autre sévère chute durant la deuxième étape marquée par le culot des deux stagiaires de l’équipe FDJ, Romain Seigle et Bruno Armirail.

« David Gaudu a été non partant, regrette Yvon Madiot. Ce matin il avait un genou gonflé, il ne parvenait pas à plier un bras et il ne fallait pas prendre de risques, notamment qu’il souffre d’une tendinite. Il était vraiment amoché. En revanche, pour les autres, ça allait bien. Kevin Reza avait surtout des éraflures et Romain Seigle, même s’il a mal à une côte, s’est échappé dans le final de l’étape. »

« Nos deux petits jeunes sont culottés et j’aime ça » Y.Madiot

7 coureurs échappés depuis la première heure ont été repris à 52 kilomètres de l’arrivée, Romain s’est alors mêlé à une attaque de sept autres coureurs, en compagnie notamment de Bidard et Gautier (ag2r-La Mondiale), Sicard (Direct Energie) et Edet (Cofidis). Leur avance a atteint une minute mais il y eut un regroupement à 5 kilomètres du but, non loin du pied de la côte de Maupuy, longue de 3 kilomètres et au sommet de laquelle était tracée la ligne d’arrivée.

Déjà bien noté dans le Tour de l’Ain, Bruno Armirail a porté une attaqué à deux kilomètres de l’arrivée mais a été repris juste avant la flamme rouge. La victoire est finalement revenue à Vuillermoz (ag2r-La Mondiale).

« Nos deux petits jeunes sont culottés et j’aime ça, dit encore Yvon. Hélas, la journée a encore été marquée par la chute de Cédric Pineau. Au contrôle de ravitaillement, le soigneur d’un coureur italien a passé la musette dans son guidon et l’a fait tomber. Cédric était juste derrière et est passé par-dessus. Blessé au coude, il ne souffre d’aucune fracture mais il est bien ouvert. Nous n’avons donc plus que quatre coureurs en course avant la troisième étape. »

Par Gilles Le Roc’h