Arnaud Démare dit merci à ses équipiers !

Arnaud Démare a levé les bras dans la deuxième étape de la Route d’Occitanie et il le doit à tous ses équipiers qui se sont mobilisés pendant près de 200 kilomètres pour lui offrir un sprint !

A décompter les sprinteurs présents, Frédéric Guesdon imaginait bien que son équipe ne recevrait pas beaucoup d’aide au cours cette étape. Il a eu raison, les six équipiers d’Arnaud Démare ont accompli tout le travail derrière une échappée de trois coureurs, Le Cunff (St-Michel-Auber 93), Tulik (Total-Direct Energie) et Carisey (Israël Cycling Academy) qui ont parfaitement joué le coup et ont été repris sous la flamme rouge !

« Ramon a été très fort, il a même été impressionnant. » F. Guesdon

« Romain Seigle a été le premier à travailler, explique le directeur sportif de Groupama-FDJ, en dépit d’un fort mal au genou. Il a fait son boulot pendant 110 kilomètres avant d’abandonner pour ne prendre aucun risque. Ensuite, ça n’a pas été simple, on s’en doutait. Sur les sept coureurs de notre équipe, trois étaient prévus pour le sprint, Arnaud, Mika Delage et Ramon Sinkeldam. Après Romain, il en restait trois pour faire le job. Vraiment, l’échappée a bien joué le jeu et nous n’avons reçu d’aide de personne ! Dans le final, Valentin a roulé et ça ne l’empêchera pas d’être devant samedi dans les Pyrénées. A 10 kilomètres de l’arrivée, parce qu’il n’y avait rien de sûr, j’ai demandé à Mickael de rouler aussi. Dans le sprint et particulièrement dans le dernier kilomètre, Ramon a été très fort, il a même été impressionnant. On a réussi à conclure et vu la journée, on la méritait vraiment cette victoire ! Si on n’avait pas gagné, on aurait pris un coup au moral !  »

« Il me fallait trouver un peu de peps, j’avais un peu peur de ça… » A. Démare

Même son de cloche pour Arnaud Démare qui avait beaucoup d’admiration envers ses équipiers.

« Il y a vraiment eu un gros boulot de l’équipe, dit-il, on a dû rouler beaucoup parce qu’on était les seuls à vouloir revenir sur l’échappée. Oui, c’était très incertain à 10 kilomètres de la ligne d’arrivée et Mika Delage a roulé alors qu’il était réservé pour le dernier kilomètre. C’est une belle victoire, je suis content. Je me posais un peu de questions pour ma reprise. Dans un Grand Tour on gagne de la force mais on y perd du jus et de l’explosivité. Il me fallait trouver un peu de peps, j’avais un peu peur de ça… De ce point de vue ça s’est bien passé mais la difficulté aujourd’hui était de gérer l’échappée. Pour moi, la Route d’Occitanie est faite pour me remettre en route en vue des championnats de France, ces quatre jours de course vont me faire du bien. Demain ce sera très dur en montagne et peut-être qu’il y aura encore une occasion dimanche mais ça risque d’être décousu et ce sera difficile.  »