L’Équipe cycliste Groupama-FDJ United ambitionnait bien plus qu’un simple top-10 sur les 4 Jours de Dunkerque cette semaine. Pourtant, à l’issue de la cinquième et dernière étape, Thibaud Gruel a dû se contenter de la dixième place du classement général, en raison notamment d’une étape reine décousue samedi, où la tactique a pris le pas sur le physique. Pris derrière une cassure, Matteo Milan a lui dû se satisfaire d’une onzième place au sprint à Dunkerque ce dimanche. Une semaine à oublier.

À l’aube de l’étape décisive de Cassel sur les 4 Jours de Dunkerque, et bien qu’ayant été piégée sur les pavés vendredi, la Groupama-FDJ United pouvait encore nourrir de réels espoirs pour le classement général. Sur un circuit exigeant, avec les montées répétées de la Porte d’Aire et de la rue du Tambour, l’ordre établi ne demandait qu’à être renversé. Malheureusement, la journée a mal démarré pour les hommes de Benoît Vaugrenard, puisque Bastien Tronchon, seul coureur de l’équipe encore dans le match avec Thibaud Gruel, était dans l’incapacité de prendre le départ. « C’était un élément très important pour nous, et on savait que c’était une étape qui lui convenait, exposait Benoît. C’était vraiment dommageable, et on est donc partis avec seulement cinq coureurs, puisque Tom [Donnenwirth] avait aussi dû abandonner plus tôt dans la semaine ». Sans sa deuxième carte, la Groupama-FDJ United a malgré tout tenté de dynamiser la course relativement tôt avec Valentin Madouas. Néanmoins, la sélection s’est majoritairement faite par l’arrière avec l’accumulation des montées, et notamment celle de la Porte d’Aire, au sommet de laquelle était tracée la ligne d’arrivée.

À deux boucles du terme, tout juste quarante coureurs figuraient encore dans le peloton, dont Thibaud Gruel et Valentin Madouas. Des tentatives d’anticipation ont eu lieu, mais à un tour du terme, une vingtaine d’hommes demeurait encore dans le match pour la victoire. « On savait que ça allait bouger dans le dernier tour et que le leader de la course allait être isolé, expliquait Benoît. Thibaud faisait partie des meilleurs, mais c’est devenu très tactique car il n’y avait quasiment plus d’équipiers pour contrôler. Il a essayé d’attaquer une fois, deux fois, trois fois, mais c’est finalement le groupe suivant qui est sorti ». Six coureurs ont pris les devants, et l’entente n’a évidemment pas régné en contre. « À partir de là, on savait que ça allait être compliqué, et ça l’a effectivement été, disait Benoît. On voyait que Thibaud était parmi les plus forts dans les bosses, mais il était isolé, tout seul, sans équipier. On a non seulement perdu Tom et Bastien sur des soucis de santé, et Valentin était vraiment en difficulté avec les premières chaleurs. C’est là qu’on a péché et c’est ce qui nous coûte à l’arrivée ». Cinq coureurs ont alors rejoint la ligne avant les « favoris », et Thibaud a dès lors pris la neuvième place, à vingt secondes du vainqueur, passant de fait à la dixième position du général.

Dimanche, la dernière étape était censée n’avoir aucune conséquence pour le classement général, avec un sprint attendu dans les rues de Dunkerque. En revanche, l’emballage n’a pas été véritablement massif, et les hommes de la Groupama-FDJ United ont été les premiers pénalisés. « Il y a eu une chute et une cassure dans le dernier virage, et Matteo était juste derrière, synthétisait Benoît. On est déçus qu’il n’ait pas pu s’exprimer, car il y a eu un bon travail réalisé en amont ». Derrière dix hommes légèrement détachés, l’Italien a alors dû se contenter de la onzième place de l’étape. Le terme d’une semaine pour le moins frustrante. « On venait pour le podium du classement général, a minima, ponctuait Benoît. Mais cette semaine, la pièce n’est jamais tombée du bon côté, jusqu’à aujourd’hui. C’est une semaine à oublier. On sait en revanche que Thibaud fait partie des meilleurs coureurs sur ce genre de courses Pro Series. Il est vraiment en forte progression depuis sa reprise à Plumelec et je pense que la victoire est pour bientôt. Il sera d’ailleurs sur les Boucles de la Mayenne, une course qui lui convient et où on sera très revanchards. On espère que le vent va tourner, mais il faut aussi que nos coureurs reviennent en forme, en bonne santé, et qu’on puisse encore monter le curseur d’un cran ».  

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