Valentin Madouas encore deuxième !

Bien sûr il ne s’en contente pas parce qu’il est un gagneur mais Valentin Madouas a signé un petit exploit ce week-end dans les très exigeantes courses disputées en Ardèche et dans la Drôme. Deuxième de la première samedi, il a récidivé dimanche, battu cette fois par Vuillermoz (ag2r-La Mondiale). Le plan de jeu était différent pour l’équipe Groupama-FDJ dans la Drôme Classic. Thibaut Pinot, comme prévu, n’était pas au départ et il n’était donc pas question d’engager la poursuite derrière les échappés Robeet (Wallonie-Bruxelles), Leveau (Delko-Marseille 13), Degand (Wanty-Groupe Gobert) et Paillot (St-Michel – Auber 93).

« Nous étions six coureurs, explique Sébastien Joly, mais c’était une équipe motivée et conquérante. Nous avions décidé de ne pas prendre la course en main, on l’avait fait dans la Classic de l’Ardèche. Aujourd’hui la boucle dessinée dans le sud de la Drôme était vraiment plus corsée que les années passées et ça nous plaisait bien. On a été bien présents avec Valentin Madouas pour leader unique. »

Le quatre échappés ont été repris à 50 kilomètres de l’arrivée et le final a été très spectaculaire, chaque équipe française faisant valoir des arguments sérieux. La décision a été faite par Romain Seigle capable d’entraîner avec lui une dizaine de coureurs puis de maintenir l’écart, seul, jusqu’au pied du mur de Livron-sur-Rhône.

« Dans le final, poursuit le directeur sportif de Groupama-FDJ, Kilian Frankiny, Valentin Madouas et Romain Seigle ont été très actifs. Ce dernier s’est sacrifié jusqu’au mur de Livron. Ensuite Valentin a peut-être commis une petite erreur parce qu’il avait été dit qu’il ne fallait pas virer au-delà de la cinquième place dans l’épingle à cheveux située avant le sommet. Il l’a abordée en sixième ou septième position et a fait un effort important pour se replacer quand Vuillermoz a attaqué. Il le paie un peu mais c’est du détail. Aujourd’hui encore nous avions une belle équipe de jeunes avec Benoît Vaugrenard comme capitaine de route ! »

« Je finis encore deuxième, dit Valentin. C’est une belle performance mais je n’aime pas être deuxième. C’est difficile à admettre. La condition est bonne et j’ai eu des équipiers en or. Romain Seigle a été extra pour m’amener dans la dernière difficulté, la plupart des favoris ont été piégés. Il m’en a manqué un peu, j’ai eu des crampes dans le final. Maintenant, je vais disputer de belles courses, Paris-Nice, la Route Adélie, Le Tour du Pays-Basque, les classiques Ardennaises et le Tour d’Italie. »