L’équipe cycliste Groupama-FDJ United se voulait conquérante ce week-end lors des deux manches des FDJ United Series prévues en terres bretonnes. Malgré quelques mouvements de course samedi comme dimanche, la formation tricolore n’a toutefois pas réussi à conclure. Rudy Molard a pris la septième place dans un sprint de costauds sur le Tour du Finistère tandis que David Gaudu s’est octroyé la cinquième des Boucles de l’Aulne, au sein d’un groupe d’échappés qu’il a lui-même formé à plus de soixante kilomètres de l’arrivée.

En guise d’ouverture du week-end en Bretagne, le peloton posait samedi ses valises à Quimper pour le Tour du Finistère, où un tracé d’à peine 156 kilomètres cumulant 2300 mètres de dénivelé l’attendait. Dans le détail, six tours d’un circuit de dix kilomètres composaient le final de l’épreuve, avec deux côtes principales : l’une de 800 mètres à 6%, et l’autre de 600 mètres à 7% menant à la ligne d’arrivée. « On n’avait pas forcément le grand sprinteur pour gagner, le but était donc de bouger un peu sur le circuit final, expliquait Benoît Vaugrenard. David a essayé à 50 kilomètres, Valentin aussi un tour plus tard, mais le vent n’était pas très favorable après la bosse, et il freinait un peu les attaques. On a vite compris que ça allait se résumer à un sprint en côte ». Dans les dernières boucles, le peloton s’est alors surtout attaché à rattraper les échappés matinaux ; chose faite à huit kilomètres du terme. « On avait gardé Bastien et Rudy au chaud pour le sprint, indiquait Benoît. Bastien était malheureusement un peu mal placé quand le sprint s’est lancé, et il s’est fait enfermer. C’est dommage qu’il n’ait pas pu s’exprimer comme il le voulait. Rudy a lui terminé septième, et je pense qu’il était à sa place, mais le résultat global était naturellement mitigé ».

Alors, ce dimanche, pour le deuxième acte breton autour de Châteaulin, la Groupama-FDJ United a tout fait pour éviter un sprint sur les Boucles de l’Aulne, sur un tracé plus long (178 km) et plus exigeant que la veille. « Soit on la jouait défensive, soit on tentait une course offensive, mais auquel cas il fallait avoir les jambes, présentait Benoît. De ce que j’avais vu samedi, David était bien, Valentin aussi, donc on a pris l’option offensive. On savait qu’on avait le poids de la course, qu’on allait nous regarder. Ce n’était pas une course facile à gérer, mais l’objectif prioritaire était que ça ne se pose jamais ! On avait six passages par le Ménez Quelc’h, mais le dernier à 35 kilomètres de l’arrivée, et on sait que ça se regroupe souvent ensuite. Il fallait vraiment une course de mouvements, et c’est ce que les gars ont très bien fait. Une échappée est sortie rapidement, et on a sacrifié des coureurs très tôt, à savoir Maximilian et Lewis, pour sans cesse relancer. C’était risqué, mais il fallait le faire, sinon on serait repartis avec la frustration d’une arrivée au sprint ». Dans le quatrième passage du Ménez Quelc’h, à près de 80 bornes de l’arrivée, la stratégie a commencé à porter ses fruits. « Valentin est sorti dans un coup et tout le monde commençait à plier, exposait Benoît. Il a été repris lors du tour suivant, mais David a attaqué à son tour ».

À plus de soixante kilomètres du but, le grimpeur breton a effectué une grosse sélection, et seulement sept coureurs ont pu tenir sa roue. Rudy Molard et Valentin Madouas ont eux manqué le bon wagon de peu. « Valentin était sorti dans le coup précédent, et Rudy n’était peut-être pas assez bien placé au moment de l’accélération, expliquait Benoît. C’est le petit regret, même si je ne suis pas certain que ça aurait énormément changé l’issue de la course ». À compter de cet instant, les huit coureurs détachés ont repoussé le peloton à trente secondes, puis un neuvième homme a opéré la jonction et l’écart a alors gonflé au-delà de la minute. Sur le circuit final de Châteaulin, moins sélectif, le groupe de tête a maintenu le paquet à distance, et à un tour du terme, une accélération de David Gaudu a réduit l’échappée, qui s’est finalement présentée à sept dans le dernier kilomètre. La victoire s’est alors décidée au sprint dans le faux-plat d’arrivée, et Jon Barrenetxea l’a emporté comme la veille, tandis que David Gaudu a accroché la cinquième place. « On a fait ce qu’il fallait faire, il manquait juste un peu de jambes pour gagner, disait Benoît. On n’a pas de regrets sur la stratégie, car si on n’avait pas bougé, on aurait terminé à 80 au sprint et je ne suis pas sûr qu’on aurait ramené un gros résultat… On ne se contente pas d’une cinquième place, mais l’intention et l’engagement étaient bons ».

La Groupama-FDJ United repart donc de Bretagne avec deux top 10 et un bilan en demi-teinte. « On n’est pas juste là pour animer, on est là pour gagner, surtout des courses de ce niveau, concluait Benoît. Au final, on repart même sans podium, et on est forcément déçus des résultats bruts. Malgré tout, j’ai trouvé qu’il y avait des choses encourageantes ce dimanche. On a été acteurs sur une course difficile où on ne pouvait pas se cacher. La finition n’est pas là pour le moment, et c’est ce petit truc qui nous manque pour aller gagner. Il ne faut rien lâcher, ça devrait sourire sur les prochaines courses, et David s’est aussi rassuré par rapport à la semaine dernière ».

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