Un très beau chrono pour commencer

Groupama-FDJ a signé une très belle performance dans le contre la montre inaugural de la Vuelta. Avec une équipe expérimentale, la plupart des coureurs n’ayant jamais couru dans cet exercice ensemble, Franck Pineau et Thierry Bricaud ont vu leurs hommes signer le huitième temps à seize secondes seulement de la victorieuse Astana.

Dans un contre la montre par équipes, la marge d’erreur est faible, très faible et une bonne performance collective dit souvent la qualité du travail accompli en amont et bien entendu pendant l’épreuve. Partis à très grande vitesse, Benjamin Thomas et ses équipiers ont obtenu le deuxième temps au premier pointage intermédiaire (7 km) avant de peiner un peu plus pour finir.

« Ce chrono est passé très vite, dit Benjamin, champion de France de contre la montre et locomotive de son groupe. Sur le profil il était dit que c’était tout plat mais il y avait deux faux-plats montants qui ont fait mal aux jambes. On a perdu deux de nos coureurs qui avaient beaucoup travaillé au début et ça nous a manqué pour finir mais c’était notre premier contre la montre par équipes ensemble. Moi, perso, j’affectionne cet exercice, mes sensations étaient bonnes. Dans cette Vuelta, on va jouer les sprints avec Marc Sarreau qui peut vraiment ambitionner des podiums et des top 5. Sinon, ce sera des échappées et Kilian Frankiny en montagne. Moi, j’attends avec impatience le contre la montre individuel de Pau (dixième étape) mais je pense surtout à travailler pour Marc Sarreau. »

« Voilà, notre Vuelta est bien lancée ! » F. Pineau

« Huitième, pour une équipe expérimentale ce n’est pas mal du tout, dit Franck Pineau. Tobias et Benjamin étaient les deux seuls à avoir couru un chrono ensemble mais il y a eu une belle cohésion. Ils ont tous donné le meilleur et allaient très très vite. C’était court, ceux qui ont lâché dans le final avaient beaucoup donné. La satisfaction aujourd’hui, c’est aussi Kilian qui termine devant. Voilà, notre Vuelta est bien lancée ! »

« La deuxième étape demain, poursuit-il, est difficile et se jouera à Calpé. Le final est difficile avec une bonne bosse à 26 kilomètres de l’arrivée. S’il y a de la bagarre, il y aura vingt-cinq bonhommes pour le sprint mais plus raisonnablement, on devrait voir un peloton de 80 coureurs. Nous, on connaît les routes, on y vient en stage tous les ans. »