Un podium bleu-blanc-rouge pour Anthony Roux

L’équipe Groupama-FDJ a influencé la classique espagnole gagnée samedi en fin d’après-midi par l’intenable Alaphilippe (Quick Step Floors). Anthony Roux s’est offert un beau podium World Tour en prenant la troisième place avec le soutien de Rudy Molard qui, pour sa part, a fini aux portes du Top 10.

« Il y a eu une échappée matinale composé de huit coureurs dont trois de la formation Euskadi-Murias et du Français Barthe, explique Marc Madiot. Quand l’écart a atteint 7’30’’, l’équipe LottoNL-Jumbo a engagé la poursuite. »

Anthony Roux au niveau des coureurs qui sortent du Tour

Dans cette belle course qui évolue souvent non loin de l’océan mais proposant bon nombre de côtes, la course s’est ensuite faite par élimination. S’en sont très bien sortis ceux ayant gardé leurs bonnes jambes du Tour de France et ceux ayant déjà une course de reprise à leur actif.

« La sélection s’est faite aussi sur une grosse chute survenue avant la dernière côte, poursuit le manager de l’équipe Groupama-FDJ. Ont été impliqués Landa (Movistar), Bernal (Team Sky) et Gallopin (ag2r-La Mondiale). Dans la dernière ascension il y a eu l’attaque de Tolhoek (LottoNL-Jumbo) suivi par Rudy Molard. À 200 mètres du sommet, Alaphilippe est sorti en contre avec Mollema (Trek-Segafredo). Ils ont pris immédiatement les devants et n’ont pas été repris. À leur poursuite, il y avait un groupe de cinq coureurs dont Rudy et Greg Van Avermaet (BMC) qui sont ressortis dans le bas de la descente avant d’être repris par un petit groupe au sein duquel figurait notre champion de France.  »

Rudy Molard encore très précieux !

Comme à Mantes-la-Jolie le 1er juillet, Rudy a roulé fort en faveur d’Anthony qui a pris la troisième place, meilleur résultat de l’équipe de Marc Madiot à San Sébastien depuis la victoire de Davide Rebellin en 1997. Anthony avait déjà signé un podium dans une classique World Tour (Grand Prix de Québec) en 2016. Rudy a pris la onzième place.

« Mon équipe a fait une bonne course, conclut le patron, je dois aussi souligner le travail de Steve Morabito sous son maillot de champion de Suisse. Il a parfaitement placé ses équipiers au pied de la dernière difficulté. »