Un bilan en trompe l’œil…

Marc Sarreau attendait beaucoup du dernier sprint de la Vuelta mais pour conclure les trois semaines de l’équipe Groupama-FDJ, il en a pris la neuvième place. Un accessit dont il ne se satisfaisait pas.

« Un Top 10, disait-il à l’arrivée, ça ne sert à rien. Je suis déçu de ce sprint et content que la Vuelta se termine, je ne suis pas cramé et j’attends beaucoup de la fin de saison pour finir sur une bonne note. Cette neuvième place n’est vraiment pas ce que je recherchais. Après avoir été bien replacé par Tobias Ludvigsson, je me sentais bien dans la roue de Sajnok (CCC Team) qui a pris la troisième place. Il est parti à gauche, je suis parti à droite, c’était une erreur et au final je ne fais pas un bon sprint.

Bon, la Vuelta est finie et je vais me consacrer aux prochaines courses. Depuis le début de saison, la Coupe de France me sourit et je suis toujours en tête du classement avant des courses qui conviennent bien aux sprinteurs. Je serai donc à Isbergues dimanche prochain puis au Tour de Vendée. »

« j’ai vu chaque jour de la volonté » F. Pineau

La fin d’un Grand Tour est toujours un moment particulier pour une équipe et si la Groupama-FDJ n’a pas atteint son objectif d’une victoire d’étape, elle repart avec des satisfactions et des acquis.

« Ce dernier sprint est un frustrant, assure Franck Pineau, Marc Sarreau méritait bien mieux mais il revient de loin avec la blessure qui l’a contrarié pendant quelques jours. Pour établir un bilan de cette Vuelta, il faut rappeler que nous sommes venus avec une équipe jeune. Bruno Armirail et Romain Seigle disputaient leur premier Grand Tour et ils sont deux grandes satisfactions. Ils se sont souvent mis en évidence et ils finissent bien. Vraiment, on n’a pas perdu notre temps avec eux et ils terminent très bien la Vuelta. Sur ces trois semaines, je retiens les places au sprint, les échappées de beaucoup de coureurs chez nous et notamment de Benjamin Thomas qui nous a quittés trop tôt en raison de la maladie. Je pense aussi à Mickael Delage qui a été contraint à l’abandon trop rapidement et qui aurait apporté toute son expertise dans les sprints. En conclusion, j’ai vu chaque jour de la volonté de la part de nos coureurs et ce n’est pas rien. »