À l’occasion de sa deuxième édition, la Classique Dunkerque-Grand Prix des Hauts-de-France changeait de décor. Après l’emballage massif dans les rues de Lens en 2025, c’est Mont-Saint-Eloi qui accueillait ce mardi l’arrivée du cru 2026, dans un final rendu plus coriace avec 600 derniers mètres à 5% de moyenne. Le sprint s’annonçait donc moins favorable aux purs spécialistes, mais la journée tout entière s’est avérée relativement pénible en raison des conditions climatiques. « Il a plu quasiment toute la course, exposait Yvon Caër. Mine de rien, on empruntait aussi beaucoup de petites routes, il y avait de nombreux passages de villages, et c’était donc usant tant physiquement que mentalement. Une échappée de trois a pris jusqu’à sept minutes d’avance, avant que le peloton ne se mette franchement à rouler. L’écart a été réduit à deux minutes à environ quarante kilomètres de l’arrivée, mais avant le premier passage sur la ligne à quatorze kilomètres, il y a eu un coup de force de certaines équipes en raison d’un petit vent de côté. En raison de la difficulté de la journée, quand ce coup de vis s’est produit, beaucoup de coureurs se sont écartés ».

Un peloton réduit a donc abordé la côte d’arrivée une première fois, une vingtaine de secondes derrière un rescapé de l’échappée, mais des contres ont alors afflué. En particulier, Artem Shmidt est parvenu à s’extirper, s’isoler, reprendre l’homme de tête, le déposer, et se bâtir un solide avantage. « Ça a mis du temps à s’organiser dans le peloton puisqu’il fallait que les équipiers reviennent, et il a fait un gros numéro », commentait Yvon. Si bien que l’Américain comptabilisait plus de quarante secondes d’avance à l’entrée dans les cinq derniers kilomètres, tandis que le peloton peinait à réduire son déficit, alors trop important pour disputer la victoire. « L’objectif était de placer Thibaud pour la bosse d’arrivée, et c’est ce qu’ont très bien fait les gars », reprenait Yvon. « Dans les huit derniers kilomètres, Olivier nous a super bien placés jusqu’à la ligne droite vent de côté, puis Clément m’a parfaitement déposé avant le virage précédent la petite route, racontait Thibaud. J’étais dans les premières positions, comme je le voulais. Du coup, dans la bosse, je n’ai pas du tout été gêné par la chute, qui était derrière moi. J’ai peut-être lancé un poil trop tôt, mais je n’ai pas de regrets. Les mecs devant moi étaient plus forts, je suis à ma place ».

Si Artem Shmidt a donc conclu victorieusement son échappée, Thibaud Gruel s’est octroyé la sixième place, six secondes plus tard. « On n’a rien à regretter, assurait également Yvon. Thibaud a eu l’ouverture et je préfère assumer le fait de lancer, plutôt que d’attendre et de potentiellement se faire enfermer. C’était pour moi un choix judicieux, et c’est une sixième place satisfaisante. Cela justifie que pour sa reprise, il est remis à 100% de sa chute sur le Tro Bro Leon ».« L’équipe m’a fait confiance et m’a bien aidé toute la journée, glissait Thibaud. C’est de bon augure pour la semaine et il y a encore plein de belles choses à faire ».« On va récupérer trois hommes frais pour les 4 Jours de Dunkerque, en l’occurrence Valentin, Bastien et Tom, concluait Yvon. On aura de quoi jouer, et la dynamique est positive ».

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