Dès le départ de la deuxième étape de la Route d’Occitanie, ce vendredi, la configuration de course est apparue très claire, alors que 200 kilomètres et un final vallonné s’annonçaient devant le peloton. « Après la belle performance d’équipe de la veille, et la victoire de Thibaud, on savait qu’on n’aurait pas beaucoup de soutien pour contrôler la course et qu’on allait devoir gérer la majeure partie de la journée, expliquait William Green. Blake a travaillé au début, puis Esteban l’a relayé, et on a maintenu une échappée de six coureurs à deux minutes grâce à nos deux jeunes, dont nous sommes très satisfaits. Ensuite, lorsque le terrain est devenu plus casse-pattes, dans la dernière heure de course, Josh est venu aider également. Ce n’est que plus tard que certaines équipes sont finalement venues rouler ». Au premier passage sur la ligne, à douze kilomètres du but, le dernier rescapé de l’échappée a été avalé, et il ne restait donc plus qu’à arpenter la côte de la Serre de Nérous (1,5 km à 6%), dans la foulée, avant de repartir vers l’arrivée. « Dans le dernier tour, on se devait simplement de contrôler et d’empêcher toute tentative d’échappée, ajoutait William. Brieuc a fait un super boulot à ce niveau. On a ensuite pris le contrôle dans la descente en direction du final ».

Brieuc Rolland a conservé les commandes jusqu’à 1500 mètres du but, avant de passer le relais à Olivier Le Gac, qui a tenu jusque dans le dernier kilomètre. Les 400 derniers mètres à 5% de moyenne se sont alors présentés, et Tom Donnenwirth a temporisé un instant avant de lancer Thibaud Gruel, dans un schéma similaire à la veille. « Le plan était d’être patient car on savait que la route était large et qu’il valait mieux d’aborder cette côte à pleine vitesse, expliquait William. Thibaud était peut-être trop motivé et a incité l’équipe à prendre la tête assez tôt. Au final, de nombreux coureurs ont profité de l’aspiration et sont arrivés avec plus de vitesse. C’était à la fois une question de timing et de jambes. La victoire aurait été difficile à obtenir, mais je pense qu’on aurait pu faire mieux ». Car au bout de ces derniers mètres ascendants, Thibaud Gruel n’a effectivement pu doubler la mise. Initialement cinquième, il a été reclassé au quatrième rang après relégation de Noa Isidore. « On savait que c’était une belle opportunité pour Thibaud, on était super motivés pour gagner à nouveau aujourd’hui, et on a tout fait pour y parvenir, expliquait William. C’est une petite déception, mais au final, Thibaud était tout de même là dans le sprint, donc on ne peut pas être trop déçus. On est surtout très satisfaits de la performance de l’équipe aujourd’hui ».

Le Tourangeau a, en revanche, conservé la tête du classement général, du classement par points, et du classement du meilleur jeune, tandis que le peloton affrontera la Hourquette d’Ancizan et le Col de Val Louron-Azet demain lors de l’étape reine, et décisive, de la Route d’Occitanie. « Brieuc est toujours dans le coup au général, et on a pu constater aujourd’hui qu’il marchait bien, concluait William. C’est un beau défi qui se présente à lui demain, et on est impatient de voir ce qu’il peut faire. S’il pouvait repartir avec un bon résultat au classement général, ce serait super. Il sort tout juste du Giro, ça peut aller dans un sens comme dans l’autre, mais on est optimiste et il donnera le meilleur de lui-même ».

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