En l’absence du Tour du Doubs cette année, le week-end cycliste en Franche-Comté se concluait ce samedi sur les pentes du Mont Poupet (4 km à 8%), juge de paix du Tour du Jura pour la quatrième année consécutive. Outre la montée finale, l’épreuve affichait 3000 mètres de dénivelé positif et un terrain de jeu susceptible de créer de l’action. Une opportunité que l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United avait l’intention de saisir. « On a compris vendredi que trois coureurs étaient au-dessus à la pédale et qu’on aurait du mal à gagner si ça arrivait groupé au pied, expliquait Thierry Bricaud. En revanche, on n’était pas mal collectivement, donc on se devait de faire une course de mouvements pour essayer d’ouvrir une brèche. C’est ce qu’on a essayé de faire ». Après avoir délégué le poids de la course à d’autres, la formation hexagonale est sortie de sa réserve à environ 40 kilomètres de l’arrivée dans la difficile côte de Thésy (3,5 km à 9%), où Tom Donnenwirth et Rémy Rochas ont éparpillé le peloton. « Dans l’esprit c’était bien, assurait Thierry. On avait décidé de durcir pour éliminer un maximum d’équipiers, mais il n’y a pas eu de surprises. Les mêmes coureurs qu’hier ont émergé, on était un peu en deuxième rideau, mais les gars ne se sont pas affolés. Guillaume avait de meilleures sensations qu’hier, il a pu gérer son effort et rester au contact avec Clément [Braz Afonso]. On a essayé, mais la concurrence a également le droit de se défendre… »

À une trentaine de kilomètres de la ligne, un peloton d’environ trente coureurs s’est recomposé avec les deux hommes cités précédemment, ainsi que Clément Berthet, revenu dans un second temps dans la bosse de Thésy. « Les gars ont ensuite essayé d’attaquer et de prendre un coup d’avance dans les portions de transition, mais ils étaient un peu marqués, reprenait Thierry. On savait qu’on s’exposait aussi à des contres une fois que les choses s’étaient éclaircies, mais on se devait de tenter. Une course de vélo n’est jamais jouée d’avance, et si on ne provoque pas, on ne peut pas savoir ». Deux coureurs sont parvenus à s’extraire pour rejoindre le dernier rescapé de l’échappée, mais ils ne disposaient que de vingt secondes d’avance au pied du Mont Bouquet sur un peloton de quinze unités, comprenant Guillaume Martin-Guyonnet et Clément Braz Afonso. Dans les premières pentes, le duo de la Groupama-FDJ United n’a toutefois pu accrocher les meilleurs. « Les trois premiers d’hier se sont encore isolés aujourd’hui, puis ça s’est résumé à une bataille entre 8-9 coureurs derrière, ajoutait Thierry. Les gars ont fait leur montée, Guillaume a eu un petit coup d’avance à un moment, mais il s’est fait reprendre et les deux sont arrivés pour la quatrième place ».

Sur la ligne, le Normand s’est octroyé la sixième position, son cadet la septième. « On est à notre place sur le week-end, tranchait Thierry. Clément [Berthet, 15e ndlr] était un peu moins bien qu’hier, Guillaume a été un peu embêté avec ses sinus et Clément [Braz Afonso] a besoin de souffler après un gros début de saison. Je retiens néanmoins l’esprit offensif de l’équipe aujourd’hui. Dès hier soir, ils avaient envie de provoquer. Ils l’ont fait avec envie, et c’est en ayant cette attitude qu’on ira chercher des résultats ».

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