Les regrets de Valentin Madouas

Les équipes des sprinteurs ne sont pas dans la facilité cette semaine dans le Bénélux. Deux jours après l’échappée victorieuse de Van der Hoorn (Roompot), le Danois Cort Nielsen (Astana), vainqueur à Carcassonne pendant le Tour de France, s’est imposé dans la cinquième étape du BinckBank Tour en disposant au sprint de ses compagnons d’échappée.

« Faites gaffe les gars, avait prévenu Sébastien Joly lors du briefing de l’équipe Groupama-FDJ avant le départ, l’échappée d’il y a deux jours peut donner des idées à des coureurs qui savent le final sinueux et favorable à des attaquants ! »

Sébastien Joly avait donc vu juste mais en cours de route, constatant que l’écart ne dépassait pas les deux minutes, Valentin Madouas ne s’est pas inquiété, cette échappée ne pouvait pas être la bonne.

« L’écart a grimpé, les hommes de tête sont allés au bout » M.Gayant

« Oui, confirme Martial Gayant, les quatre hommes de tête n’ont pas eu plus de deux minutes mais ils ont profité du circuit final, sinueux et laissant penser à une bonne petite kermesse belge. L’écart a grimpé à 2’20’’, ils sont allés au bout. Il faut dire aussi que les équipes de sprinteurs se montent un peu dessus, certaines d’entre elles n’y vont pas franco. Toujours est-il que Cort Nielsen l’a emporté devant Van den Berg (Education First-Drapac) et Gougeard (ag2r-La Mondiale). Le briefing des directeurs sportifs de Groupama-FDJ ce matin était le bon et Valentin Madouas était frustré à l’arrivée. Bon, demain matin on leur va leur faire à l’envers et nos coureurs seront devant… Non, sans plaisanter, je pense que nous arrivons demain sur un parcours qui nous convient et nous allons participer aux mouvements de course ! »

Daniel Hoelgaard ne figure pas dans le Top 10 à Lanaken, mais il a été pris dans une grosse chute avec le Team Sky à l’entrée du circuit final à plus de vingt kilomètres de l’arrivée. Au premier passage sur la ligne, il était rentré dans le peloton mais son effort long de 15 kilomètres, il l’a payé dans le final.

Par Gilles Le Roc’h