La déveine de Valentin Madouas

Depuis le départ du Binck Bank Tour, Valentin Madouas était impatient. Il lui fallait passer sans encombre les trois première étapes avant de pouvoir enfin s’exprimer sur un terrain vallonné autour de Houffalize. En guise de quoi, il a été victime d’une avarie technique en pleine bagarre le sortant du jeu. Stefan Küng, douzième du classement général ce soir, est bien positionné avant le contre la montre individuel de samedi.

« Vraiment, ce n’est pas de chance, explique Frédéric Guesdon. Ça a commencé avec une crevaison de Stefan Küng au pied de la première des trois ascensions de Saint-Roch. Il a été immédiatement dépanné par Ramon Sinkeldam qui s’est ensuite retrouvé dans le gruppetto. Puis Valentin a crevé des deux roues après un tour et demi en pleine bagarre et il n’a pas pu rentrer. Le gruppetto a récupéré Valentin et nos gars ont roulé fort pour essayer de le replacer dans le peloton mais dans cette étape très courte, ça roulait vraiment très vite et cela s’est avéré impossible. Il a de quoi être frustré ! »

Dans le dernier tour, Stefan et Kevin Geniets étaient bien présents dans le premier peloton fort d’une trentaine d’hommes et à la poursuite de Wellens (Lotto-Soudal) qui a gagné l’étape, Hirschi (Team Sunweb) et De Plus (Jumbo-Visma).

« Le groupe ne s’est pas organisé, poursuit le directeur sportif de Groupama-FDJ, et j’ai donc demandé à Kevin de rouler à bloc pour réduire l’écart. Il s’est relevé à un peu plus de trois kilomètres de l’arrivée et Stefan finit à 33 secondes de Wellens. Il est bien placé avant le contre la montre de samedi à La Haye mais, dommage, c’est un chrono court, long de 10 kilomètres. Il n’y aura pas beaucoup d’écarts. Il a quand même la perspective de faire un bon classement général. »