La campagne des Classiques italiennes de fin de saison aurait pu démarrer sous de meilleurs auspices. Malheureusement, sur le Tour d’Émilie ce samedi, David Gaudu n’a pu défendre ses chances jusqu’au bout. Le Breton a été victime d’une crevaison à un peu plus de vingt-cinq kilomètres de la ligne alors que les grandes manœuvres étaient déjà entamées et qu’il figurait dans le groupe de tête. Frustrant, mais à charge de revanche.

Entre Casalecchio di Reno et San Luca, sur les hauteurs de Bologne, le Tour d’Émilie lançait ce samedi la séquence des Classiques italiennes dont le Tour de Lombardie constituera le point d’orgue, le week-end prochain. En guise de hors-d’œuvre, le programme demeurait néanmoins copieux avec près de 3400 mètres de dénivelé dont la quintuple ascension vers San Luca (2,1 km à 9,4%) dans les quarante derniers kilomètres. Avant cela, neuf coureurs se sont portés à l’avant : Natnael Tesfazion (Androni Giocattoli), Andrea Garosio, Giovanni Carboni (Bardiani Csf Faizanè), Davide Bais (Eolo-Kometa), Joab Schneiter (Vini Zabù), Lorenzo Milesi (Beltrami Tsa Tre Colli), Matteo Baseggio (General Store), Paul Wright (Mg.KVis Vpm) et Filippo Dignani (Work Service). Leur avantage s’est accru jusqu’à quatre minutes avant d’être stabilisé par les principales équipes des favoris. Ce n’est toutefois que dans l’ascension de la Medelana, aux environs de la mi-course, que l’écart a commencé à faiblir. Il s’est ensuite sérieusement réduit dans la portion de plat menant au circuit final de San Luca. À l’entame du premier des cinq passages de la célèbre montée vers le sanctuaire, le peloton comptait ainsi à peine une minute de retard sur les deux derniers rescapés. Aussitôt, à près de 40 kilomètres de la ligne, les hostilités ont débuté sous l’impulsion de Remco Evenepoel. Le Belge s’est alors isolé avec une poignée d’hommes dont Adam Yates et Primoz Roglic, mais lors du tour suivant, plusieurs hommes sont parvenus à opérer la jonction dans la montée. Parmi eux : David Gaudu.

« Il faut passer à autre chose », David Gaudu

À trois tours du terme, dans une course déjà éclatée, le Breton figurait donc bel et bien aux avant-postes avec une demi-douzaine de concurrents, tandis que Thibaut Pinot passait la ligne avec une quinzaine de secondes de retard. À peine revenu auprès des cadors, David Gaudu s’est néanmoins vu contraint de les laisser filer en raison d’une crevaison. Les espoirs du jeune homme se sont donc envolés à cet instant. « Quand on n’a pas de chance, on n’a pas de chance, c’est tout, soufflait l’intéressé. Il faut passer à autre chose. C’est toujours dommage de ne pas pouvoir jouer jusqu’au bout, mais le point positif c’est que les jambes avaient l’air de tourner correctement. Ce n’était pas si mal pour cette reprise en Italie. Ce n’est pas forcément la course qui me réussit le plus depuis mes débuts chez les pros mais on ne perd pas de vue que les deux gros objectifs sont Milan-Turin et le Tour de Lombardie ». « Les mecs avaient bien travaillé, reprenait Sébastien Joly. Roupette les a vraiment bien placé, comme prévu, avant l’ascension du premier tour. David était vraiment bien pour un premier jour de compétition. Il était avec les meilleurs, ceux qui vont au bout, mais il y a malheureusement eu cette crevaison au plus mauvais moment. Thibaut lui a donné sa roue quelques instants plus tard mais c’était trop tard pour espérer revenir. On est évidemment un peu déçus ».

C’est donc sans représentant de la Groupama-FDJ que le dénouement du Tour d’Émilie a eu lieu, et a consacré Primoz Roglic au terme de la dernière ascension de San Luca. Prochain rendez-vous, la Coppa Bernocchi, lundi.

1 commentaire

De troyane

De troyane

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Le 4 octobre 2021 à 01:19

Je suis cycliste et je suis de franche Comté comme Thibault Pinot courage a l’équipe Groupama-FDJ