C’était la dernière course de Benoît Vaugrenard…

La Bretagne Classic a une nouvelle fois changé de parcours et a permis à un pur Flandrien, Sep Van Marcke (Education First-Drapac) de l’emporter. Le passage sur deux chemins de terre a fait la sélection et permis à 28 coureurs de se mettre hors d’atteinte. Parmi Eux Rudy Molard (13e) et Valentin Madouas qui a souffert de crampes dans le final tandis que le formidable Benoît Vaugrenard disputait la dernière course de sa carrière.

« La course a été limpide, assure Frédéric Guesdon. Elle a été très rapide depuis le départ sur des routes souvent étroites. La sélection s‘est faite dans les chemins de terre mais c’était casse-pattes bien avant et le peloton a été très souvent étiré. A la sortie des chemins, il y avait deux groupes qui n’ont jamais été très loin l’un de l’autre mais les côtes autour de Plouay ont fait la différence. »

« Il avait un rôle important pour nous » F. Guesdon

« Olivier Le Gac marchait bien mais a été éliminé sur crevaison. Arnaud Démare était avec Anthony Roux dans le deuxième groupe mais de toute façon ça aurait été dur dans le final pour Arnaud. D’ailleurs peu de sprinteurs ont fini devant, hormis Matthews (Team Sunweb) et Trentin (Mitchelton-Scott). Rudy Molard et Valentin Madouas étaient à l’avant. Rudy s’est lancé un peu tôt dans le boulot mais avait peur d’être piégé. Il restait 60 kilomètres quand il a attaqué en compagnie de Haig (Mitchelton-Scott) et Cosnefroy (ag2r-La Mondiale). Il l’a sans doute payé dans le final sans finir loin du vainqueur. Pour sa part, Valentin a fini avec des crampes mais la course a été très intense. »

« Cette Bretagne Classic était aussi la dernière course de Benoit Vaugrenard et ça fait bizarre… J’ai fait toute ma carrière avec lui, coureur à ses côtés et puis son directeur sportif, pendant dix-sept ans. Il avait un rôle important pour nous, il était le lien entre les coureurs et les directeurs sportifs, comme William Bonnet. C’est une belle et grande page pour l’équipe et pour lui qui se tourne…