Trois jours après le GP Industria & Artigianato, à Larciano, la tournée transalpine de la Groupama-FDJ United faisait étape ce mercredi dans la province de Pise, à l’occasion du Tour de Toscane. Pour sa première participation à l’épreuve, l’écurie française affrontait un parcours de 190 kilomètres dont la principale difficulté était le Monte Serra (8,5 km à 7%), à escalader à deux reprises dans la deuxième moitié de course. « Les deux coureurs protégés étaient Maxime et Brieuc, exposait Frédéric Guesdon. Si ça ne montait pas très vite, on pouvait aussi miser sur Tom, mais on n’y croyait pas beaucoup ». Un scénario classique s’est très vite mis en place avec une échappée de cinq hommes contrôlée par les formations de favoris. Puis, après cent kilomètres, les coureurs ont abordé le premier passage du col. « C’est déjà monté assez fort, il y a eu de l’écrémage, puis dans la transition, Brieuc a su accompagner un groupe qui s’est détaché, racontait Frédéric. Ça aurait potentiellement pu marcher s’il y avait eu un représentant de la Redbull-Bora hansgrohe dedans, mais ça n’a finalement pas abouti. Brieuc n’a de toute façon pas gaspillé de cartouche dans cette entreprise ». 

Le paquet était donc groupé au moment d’attaquer la deuxième ascension du Monte Serra, à trente-cinq kilomètres du but. Les estocades ont démarré de bonne heure, par l’intermédiaire de certains favoris, et la sélection s’est naturellement opérée au pied, et à l’approche du sommet, dans les portions les plus abruptes. Maxime Decomble a été contraint de céder du terrain à trois kilomètres du but, tandis que Brieuc Rolland a légèrement perdu le contact à 1500 mètres du sommet, sans toutefois craquer. « En haut du col, on savait qu’il fallait s’accrocher et insister car ça pouvait rentrer, précisait Frédéric. Il restait vingt-six kilomètres pour aller chercher l’arrivée, tout était donc faisable et ça pouvait se regarder à l’avant. Preuve en est, Brieuc a réussi à faire une belle descente et il est revenu un kilomètre plus loin sur un petit peloton d’une vingtaine de coureurs. Il fallait absolument se battre jusqu’au bout pour aller chercher un résultat ». En chasse, le jeune Breton a dès lors laissé faire les équipes surreprésentées derrière une échappée de dix hommes sortie à la pédale dans le Monte Serra. 

Dans les quinze derniers kilomètres, l’écart a constamment oscillé entre dix et vingt secondes, mais la poursuite n’a jamais pu résorber entièrement l’écart. C’est ainsi que Giulio Pellizzari a dominé le groupe d’échappés et que le « peloton » en a terminé quatorze secondes plus tard. « Brieuc aurait pu arriver pour la gagne, ce n’était pas loin, glissait Frédéric. Dans le final, il commençait à se sentir ‘sec’ et il fallait jouer le sprint au placement. Je lui avais dit de prendre la roue d’Ulissi, il était bien placé jusqu’à un kilomètre de l’arrivée, mais les jambes lui ont manqué ensuite ». Au sein de son groupe, Brieuc a pris la huitième place, soit la dix-huitième du jour. « On espère toujours mieux, mais quand on voit le niveau, le rythme dans la bosse, et la manière dont Brieuc s’est battu, il n’y a pas grand-chose à regretter, ajoutait Frédéric. C’est monté un peu trop vite pour l’équipe dont on disposait, mais cela reste une bonne course pour Brieuc. Il doit vivre des journées comme celle-là pour progresser ». 

Place désormais à la Coppa Sabatini sur le circuit punchy de Peccioli. « Demain, le circuit convient très bien à Romain ou même à Axel, qui y a déjà fait cinquième, ponctuait Frédéric. Tout le monde est très motivé et c’est le genre de parcours qui convient mieux au groupe que la montée d’aujourd’hui ».

A lire dans cette catégorie…

0

  • #Tour de Toscane
 - Tour de Toscane