La Route d’Occitanie version 2026 s’est refermée ce samedi avec une troisième et dernière étape décisive dans le massif pyrénéen. En direction de Loudenvielle, Tom Donnenwirth a d’abord occupé la tête de la course pendant la première partie d’étape avant que la décision ne se fasse dans le dernier col. Brieuc Rolland n’a pu accrocher les deux premiers échelons de course et, trente kilomètres plus tard, s’est alors contenté de la douzième place de l’étape et de la treizième du général.
Près de 3500 mètres de dénivelé positif venaient ce samedi ponctuer la Route d’Occitanie, à l’occasion d’une étape reine tracée entre Loures-Barousse et Loudenvielle, et empruntant notamment la Hourquette d’Ancizan (8,5 km à 5%) ainsi que le Col de Val Louron-Azet (10,7 km à 6,8%) dans la deuxième moitié de parcours. Les grimpeurs avaient donc un joli menu face à eux, mais ce sont d’abord 70 kilomètres relativement plats qui ont lancé la journée, et Tom Donnenwirth en a profité pour intégrer une échappée de huit coureurs. « On avait décidé de mettre Tom devant pour être sûr d’avoir au moins un coureur pour aider Brieuc après la Hourquette d’Ancizan, dans le cas où celle-ci était montée relativement vite, expliquait Philippe Mauduit. C’était la première mission de la journée, et elle a été bien accomplie ». Les trois derniers rescapés de l’échappée, dont le représentant de la Groupama-FDJ United, ont finalement été repris par le peloton à l’approche du sommet, mais Tom Donnenwirth a bel et bien plongé en direction du Col du Val Louron-Azet aux côtés de Brieuc Rolland. Au pied de cette ultime ascension, situé à quarante kilomètres du but, il a même replacé son jeune coéquipier en vue de la grande explication. « On voulait mettre Brieuc dans de bonnes dispositions car il n’a pas souvent l’occasion d’avoir sa propre chance, reprenait Philippe. Même si on sait que la haute montagne n’est pas son terrain de prédilection, il a quand même de bonnes capacités de grimpeur ».
« Un bilan plutôt positif », Philippe Mauduit
Alors, quand le rythme s’est intensifié dans les premières rampes, le jeune Breton de 22 ans s’est maintenu dans les premières positions et a tenté de suivre aussi longtemps que possible. « Peu avant la mi-pente, il a senti que ça n’allait pas le faire et qu’il devait relâcher un peu la pression pour sauver ce qu’il était possible de sauver, confiait Philippe. C’était bien joué, car il n’a de fait pas complètement explosé. Au sommet, il ne bascule finalement pas très loin du groupe de contre. L’objectif était de l’accrocher, ça ne l’a pas fait, mais il a fait une belle course avec ses moyens. Il est ensuite revenu sur un groupe d’intercalés dans la descente pour finalement terminer à une quarantaine de secondes de la quatrième place ». Le coureur de la Groupama-FDJ a réglé son groupe pour la douzième place de l’étape et hérité de la treizième position du général final. « Il est en phase de progression et ça restera une bonne expérience pour lui, ponctuait Philippe. Avec une victoire d’étape le premier jour, une quatrième place d’étape d’hier, et une treizième place au général, c’est un bilan plutôt positif pour cette Route d’Occitanie. Toute l’équipe va désormais poursuivre avec l’Andorra Morabanc Clàssica, à l’exception de Thibaud qui laisse sa place à Guillaume Martin-Guyonnet ».