Au sortir d’un début d’épreuve accidenté, où l’activité de la Groupama-FDJ United avait été récompensée par deux top 5, le Tour Auvergne – Rhône-Alpes atteignait un premier point crucial mardi avec le chrono par équipes. Sur un parcours en « toboggans », garni de deux portions ascendantes avant une côte finale (800m à 6,3%), le temps était arrêté à l’arrivée du premier coureur, et chacun des membres de l’équipe se voyait attribué son temps réel. Les hommes de Thierry Bricaud et Stéphane Goubert ont été les avant-derniers à s’attaquer au circuit, et malgré les difficultés, ils étaient encore cinq au pied de la dernière montée. « On voulait rester assez unis car la dernière partie pour rejoindre l’arrivée était très roulante, expliquait Thierry. On a plutôt bien géré, et les gars n’ont pas fait beaucoup d’erreurs. Il nous manquait un ou deux très bons rouleurs pour faire mieux, mais on a optimisé au mieux nos forces. À l’exception de Maxime, on n’avait pas de spécialiste de la discipline, donc c’est un chrono correct ». Au terme de la journée, la Groupama-FDJ United a ainsi signé la onzième position, à 1’36 de l’écurie lauréate, mais à moins d’une minute du top 5. « En termes de temps, c’était un peu plus que ce qu’on espérait, mais sur la place, on savait qu’on allait jouer dans ces eaux-là », ajoutait Thierry.

Mercredi, le peloton retrouvait Le Puy-en-Velay, où Clément Braz Afonso avait signé son top 5, pour le départ du quatrième acte. Un départ qui s’est avéré extrêmement intense, puisqu’il a fallu attendre 75 kilomètres pour voir une échappée se développer. « On avait envisagé que l’échappée aille au bout, reprenait Thierry. On a été présents plusieurs fois, notamment avec Rudy et Quentin, mais c’est sorti par petites vagues de 3-4 coureurs et on n’était finalement pas dedans. C’était un peu tactique. Quentin n’était pas loin d’en être, mais c’est le contre suivant son attaque qui s’est détachée. C’était une petite frustration, car ça ne s’est pas joué à grand-chose et l’échappée est allée au bout, mais on n’avait rien à reprocher aux gars. Ils ont essayé, comme ils le font depuis le début. L’état d’esprit était là, mais il faut aussi un peu de réussite, et il en a manqué cette fois-ci ». Dans un mano a mano haletant face au peloton, dix coureurs ont réussi à résister pour quatre petites secondes et Quinn Simmons s’est imposé. Alors, ce jeudi, les sprinteurs n’ont voulu prendre aucun risque. « On s’attendait à une étape semblable à celle de la veille car le départ était costaud, disait Thierry. Maxime a failli intégrer l’échappée à contre-temps. Il est revenu tout près, ça ne s’est pas fait, mais on n’a finalement pas de regrets car les attaquants n’ont jamais eu beaucoup de champ ».


Tout s’est soldé par un emballage massif au Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes, et Wout Van Aert a raflé la mise. Au terme de cette journée, Guillaume Martin-Guyonnet (19e) et Clément Berthet (21e) ont conservé leur rang au général, tandis que la Groupama-FDJ United gardait les commandes du classement par équipes, et Clément Braz Afonso celles du classement de la montagne. Mais les grands reliefs pointent tout juste le bout de leur nez. « Un gros week-end attend le peloton, prévoyait Thierry. Dès vendredi, il y a une première arrivée au sommet qui pourrait éclaircir le général. Clément [Berthet] et Guillaume vont trouver un final à leur convenance. En ce qui concerne les deux dernières étapes, ce sera vraiment de la haute montagne. Des mouvements de course pourront peut-être nous permettre d’aller chercher une étape. Ce sera à nous d’anticiper. Le maillot de meilleur grimpeur de Clément n’est pas un objectif en tant que tel, mais s’il fait une belle étape samedi ou dimanche, on verra où ça nous mène. L’idée est de conserver la dynamique qui est la nôtre depuis le départ et d’aller chercher une étape lors de ces trois derniers jours ».

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