Une rentrée encourageante. À l’occasion de l’une des courses d’un jour les plus montagneuses de l’année, Clément Berthet a ce mercredi renoué avec la compétition en s’adjugeant la cinquième place de la Mercan’Tour Classic-Alpes Maritimes. Au terme des trois grandes ascensions au programme du jour, le Bisontin a franchi la ligne à Valberg avec 48 secondes de retard sur le vainqueur tandis que Guillaume Martin-Guyonnet s’est classé 13ème.
Pas moins de 4000 mètres de dénivelé se profilaient face aux coureurs ce mercredi sur la Mercan’Tour Classic-Alpes Maritimes, sur à peine 152 kilomètres. Surtout, presque aucun mètre de plat n’était recensé sur les cent derniers kilomètres avec les ascensions, coup sur coup, de la Colmiane (7,5 km à 7%), du Col de la Couillole (16 km à 7%), d’une petite remontée vers Valberg puis de l’ascension complète (14 km à 6%) vers la station provençale. « La journée a démarré comme on le souhaitait, avec d’abord une bonne gestion de l’échappée grâce au travail de Maximilian puis d’Esteban », indiquait Stéphane Goubert. C’est en revanche à soixante bornes du but, au pied du col de la Couillole, que la course s’est réellement durcie. À mi-pente, seule une trentaine de coureurs figurait encore dans le peloton, dont Quentin Pacher, Rémi Daumas, Guillaume Martin-Guyonnet et Clément Berthet. Le premier cité a ensuite été contraint de s’écarter, tout comme le récent vainqueur d’étape sur la Ronde de l’Isard quelques minutes plus tard. « Rémi avait déjà chuté sans gravité dans la descente dans la Colmiane, puis dans la Couillole, il a pris un coup de chaud », relatait Stéphane Goubert.
« On a fait avec nos armes du jour », Stéphane Goubert
C’est alors un groupe d’une vingtaine d’unités qui a atteint la ligne d’arrivée à Valberg une première fois, avant de plonger vers la descente et d’attaquer l’ascension finale. Dans celle-ci, Léo Bisiaux s’est dévoilé de bonne heure, et à environ neuf kilomètres du but, Clément Berthet est également sorti de sa réserve après un coup d’essai infructueux quelques instants auparavant. « Il est sorti à contre-temps dans un moment de flottement, expliquait Stéphane. Il se sentait moyen, donc il a voulu anticiper les choses, mais il n’est jamais revenu sur Bisiaux ». Le Franc-Comtois s’est rapproché à quinze secondes de l’homme de tête, mais après avoir chassé seul pendant près de cinq kilomètres, a été rejoint par un groupe de quatre coureurs en contre. Il n’a ensuite pu suivre lorsque la bataille finale s’est enclenchée dans les trois dernières bornes. « Les coureurs de la Kern Pharma sont montés fort et sont même revenus sur Bisiaux, complétait Stéphane. Clément s’est tout de même battu pour terminer dans le top 5 et récompenser le travail de chacun, mais on sent qu’il lui en manque un peu à la sortie du stage, comme on l’a d’ailleurs vu pour d’autres coureurs du plateau ».
Guillaume Martin-Guyonnet a quant à lui obtenu la treizième place du jour. « Il a été bien occupé dernièrement dans son cadre privé, et on sait aussi que c’est un vrai diesel, disait Stéphane. Il va monter en pression en vue du Tour Auvergne-Rhône Alpes et du Tour. On était venu pour jouer la gagne sur cette course, et on n’a pas rempli le contrat. Mais sur ce parcours-là, on ne peut pas tricher. On a fait avec nos armes du jour ».