Valentin Madouas attaque par un podium

Premier jour de course en France et premier podium pour l’Equipe cycliste Groupama-FDJ ! À l’occasion de l’ouverture du calendrier cycliste hexagonal, sur le Grand Prix La Marseillaise, Valentin Madouas a brillé dès ses premiers tours de roue en décrochant d’emblée une belle deuxième place. Sorti avec trois coureurs à environ vingt kilomètres de l’arrivée, le jeune Breton n’a été devancé que par Benoit Cosnefroy (AG2R-La Mondiale) dans les derniers mètres. Sa saison est bel et bien lancée !  

Comme bien souvent sur le Grand Prix La Marseillaise, il aura fallu attendre le dernier quart de course pour voir la course réellement s’animer. Auparavant, six échappés, à savoir Baptiste Bleier (St-Michel-Auber 93), Samuel Leroux (Natura4Ever-Roubaix-Lille Métropole), Lucas De Rossi (Nippo Delko One Provence), Lindsay De Vylder (Sport Vlaanderen-Baloise), Luc Wirtgen (Wallonie Bruxelles) et Marti Marquez (Equipo Kern Pharma), ont tenté de rééditer la performance leurs homologues de l’an passé. C’est à dire aller au bout. Mais le peloton a cette fois été prudent et était bien décidé à voir les hommes forts s’expliquer dans le final.

« Il avait envie de bien faire, ça partait d’un bon sentiment » T. Bricaud

« L’intensité de la course a clairement augmenté à l’approche du col des Crêtes et ça s’est fait à la pédale comme on s’y attendait, a résumé le directeur sportif Thierry Bricaud. On savait que les meilleurs allaient émerger. Valentin Madouas a été assez énergique dans les Crêtes. Il a beaucoup donné de sa personne, comme il sait le faire. Puis ça s’est fait naturellement. En haut des Crêtes, ils n’étaient plus que neuf, avec Valentin mais aussi Kevin Geniets qui était notre autre carte majeure. Ce petit groupe s’est scindé, ils se sont retrouvés à trois (Madouas, Cosnefroy, Devriendt) puis Herrada est rentré tout seul derrière. Et ces quatre-là vont au bout ».

Avec le peloton « aux fesses, à 15-20 secondes » dans les dix derniers kilomètres, les hommes de tête n’ont pas eu le luxe de jouer au chat et à la souris. Chacun a donc mis la main à la pâte jusqu’au dernier kilomètre. « Puis Herrada a attaqué à 800 mètres, a repris Thierry. Et c’est Valentin qui a fait l’effort. Il a lancé le sprint de très très loin pour aller le chercher et Cosnefroy le passe à quelques dizaines de mètres en profitant de l’aspiration C’est un petit pêché de jeunesse mais il avait envie de bien faire, ça partait d’un bon sentiment ».

L’équipe retrouve donc le podium du Grand Prix La Marseillaise, trois ans après la victoire d’Arthur Vichot, mais le principal intéressé espérait naturellement davantage. « Valentin sera quand même content ce soir, car ça valide son travail hivernal et ça prouve qu’il a de bonnes jambes, a conclu Thierry. Mais c’est quelqu’un qui aime gagner, donc faire deuxième, ça ne le satisfait clairement pas. Ce qui compte c’est que les mecs soient dans le match pour la suite de la saison. Valentin et Kevin savent qu’ils ont de bonnes jambes en vue de l’Etoile de Bessèges et les autres ont aussi pu se débloquer. C’est une bonne entrée en matière ».