Une victoire Historique pour Alexys Brunel !

C’est une victoire spéciale à plus d’un titre qu’est allé décrocher Alexys Brunel en ouverture de l’Etoile de Bessèges. Pour son deuxième jour de course l’équipe WorldTour Groupama-FDJ, le jeune homme de 21 ans a non seulement récolté son premier succès professionnel, ouvert le compteur de l’équipe dans cette saison 2020 mais aussi conquis … la 500ème victoire de l’histoire de l’organisation ! Le tout dans une étape folle, animée par les bordures, et au terme de laquelle son flair et sa puissance ont été récompensés.

Une victoire historique ne pouvait évidemment pas découler d’une journée ordinaire. La première étape de l’Etoile de Bessèges n’a donc pas suivi un scénario classique, et l’échappée matinale n’a d’ailleurs tenu qu’une quarantaine de kilomètres avant de se faire revoir par un peloton complètement éparpillé dans le vent. Les hostilités ont débuté de bonne heure et bien que le vent de face soit un temps venu freiner les ardeurs, à soixante kilomètres de l’arrivée, c’est ensuite reparti de plus belle. Une trentaine de coureurs est alors passé au travers des cassures, dont Benjamin Thomas, Kevin Geniets et Alexys Brunel pour la Groupama-FDJ.

« si l’opportunité se présentait aujourd’hui, il fallait foncer. » T. Bricaud

« Dans un premier temps, on voulait faire notre course pour Valentin [Madouas] et le garder dans le coup pour le général avec Kevin, raconte Thierry Bricaud. Evidemment, c’est devenu compliqué à partir du moment où il y a eu des bordures toute la journée. On ne fait malheureusement pas ce qu’on veut, il y a de la concurrence et on ne maîtrise pas tout. Valentin s’est retrouvé en retrait mais on avait des mecs dans le coup. Et le briefing était clair ce matin : on voulait gagner une étape, et si l’opportunité se présentait aujourd’hui, il fallait foncer. »

Toujours aux aguets, les trois représentants de l’équipe ont donc tenté un coup de force à quinze kilomètres de l’arrivée au sein du groupe de tête. « Dans le final, ils ont essayé de faire une bordure. Il y avait vent de côté et donc l’occasion d’écrémer l’échappée, rappelle Thierry. Ça ne s’est pas goupillé comme on l’aurait espéré mais ils ont fait peur. Dans un premier temps, ils voulaient plutôt préparer l’arrivée pour Kevin. Puis, les mouvements et les circonstances de course dans le dernier tour ont fait qu’il y a eu une ouverture. Alexys s’y est engouffré et a été opportuniste ».

« À trois bornes, sur le plat, j’en ai mis une et c’était la bonne. » A. Brunel

Quelques instants après l’arrivée, l’intéressé relatait justement avec un large sourire ces dernières minutes : « À un tour de l’arrivée, j’ai essayé d’accélérer dans la côte et je me sentais encore très bien. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. À trois bornes, sur le plat, j’en ai mis une et c’était la bonne. C’est incroyable, c’est ma première victoire professionnelle. Je m’en souviendrai toujours. C’est une très grande fierté et je suis très heureux ». Bricaud renchérissait : « C’est un beau symbole pour l’équipe. C’est une preuve que le passage de l’équipe continentale à l’équipe WorldTour fonctionne. On savait qu’il avait un gros potentiel, et quand on est capable de faire des chronos comme il sait le faire, on sait forcément gagner des courses en solitaire. La preuve en est. Il a fini sa saison par une victoire à Paris-Tours. Il reprend par une victoire ici. Il est en pleine confiance ».

Alexys Brunel débutera logiquement la deuxième étape avec le maillot de leader sur les épaules mais ne pourra malheureusement pas compter sur Matthieu Ladagnous, malade et contraint à l’abandon aujourd’hui. Pour la suite des évènements, Thierry Bricaud reste prudent. « Kevin a le potentiel pour être dans le coup au général, conclut-il. Mais il y a quand même des clients devant avec Calmejane ou Cosnefroy. Le peloton principal n’est arrivé qu’une minute plus tard et il peut y avoir une course de mouvements jusqu’à samedi. Il peut se passer encore plein de choses, c’est loin d’être fini. On a un petit coup d’avance, c’est à nous de bien le gérer, mais notre Etoile de Bessèges et d’ores et déjà réussie ».