Après deux premières étapes plutôt pénibles, les coureurs du Tour de France, et en particulier ceux de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ, avaient besoin de souffler. La troisième étape tracée entre Nice et Sisteron ce lundi le leur a permis de le faire. Malgré 200 kilomètres au programme, Thibaut Pinot et ses compères ont passé une journée très calme au sein du peloton et le grimpeur franc-comtois a sereinement terminé l’étape dans le temps du vainqueur, Caleb Ewan. Une accalmie bienvenue à l’aube de la première arrivée au sommet de cette Grande Boucle 2020.

« Une journée tranquille », Stefan Küng

Chacun espérait une étape plus paisible que celles du week-end dernier pour débuter la semaine, et c’est ce qui s’est immédiatement profilé, aux alentours de midi, lorsqu’une échappée de quatre hommes s’est constituée après seulement 200 mètres. Un quatuor réduit à un trio cinq kilomètres plus loin quand Oliver Naesen a décidé de se relever, et un trio qui n’est plus devenu qu’un solo après 60 kilomètres lorsqu’Anthony Perez et Benoit Cosnefroy ont laissé filer Jérôme Cousin après s’être disputés les deux premiers grands prix de la montagne. L’ancien vainqueur d’étape sur Paris-Nice, à Sisteron d’ailleurs, s’est donc aventuré seul vers les 130 kilomètres de course restants. Le peloton n’a de fait eu aucun mal à contrôler un homme isolé et n’a même pas pris le risque de lui octroyer plus de quatre minutes d’avance. L’étape s’est donc effectuée à un tempo régulier, plutôt modéré, et sans véritable obstacle à franchir. Ce n’est que dans les cinquante derniers kilomètres que les équipes de sprinteurs ont quelque peu élevé le ton pour aller cueillir Cousin à quinze kilomètres du but avant de préparer l’emballage massif, remporté par Caleb Ewan ce lundi.

« C’était vraiment une journée tranquille, et il y en a pas beaucoup sur le Tour, glissait d’ailleurs Stefan Küng. Après une première journée particulière et une étape assez difficile hier, on était contents de vivre une journée comme celle-là, qui s’assimilait presque à du repos. Ce type de journée permet de bien récupérer, encore plus mentalement que physiquement, parce qu’on a quand même 5h30 de selle au compteur en comptant le fictif. On est restés au chaud toute la journée et on s’est simplement replacés sur la fin pour éviter d’éventuelles chutes ou cassures. De manière générale, c’était une bonne journée ». Son directeur sportif Thierry Bricaud appuyait les propos du récent champion d’Europe du chrono : « Disons que c’était une journée RAS. Hormis la pluie et un début de course un peu perturbant au niveau de la météo, il ne s’est rien passé. Par rapport aux deux premières étapes qu’on a vécues, c’était une bonne journée pour se remettre un peu les idées en place. C’était aussi une journée importante pour ‘’récupérer’’. Cela peut paraitre paradoxal sur 200 kilomètres, mais quand on est moins tendus et moins crispés, ça permet de remettre les organismes en place pour la suite ».

« Une hiérarchie générale va sûrement s’installer », Thierry Bricaud

Thibaut Pinot a ainsi terminé au chaud, à une anecdotique 52e place, mais bien dans le temps du vainqueur Caleb Ewan. Ce soir le Franc-Comtois pointe à dix-sept secondes du maillot jaune Julian Alaphilippe, comme une trentaine d’autres coureurs, mais on pourrait y avoir légèrement plus clair demain soir après la première arrivée au sommet du Tour, à Orcières-Merlette (7 km à 6,7%). « C’est une belle ascension, pas forcément très dure, mais il pourrait y avoir des attaques dans la deuxième partie de la montée. On va essayer de bien la passer et faire une belle étape », glissait Rudy Molard en connaisseur des lieux. « On n’est encore qu’au début du Tour, et surtout, les séquelles de la chute sont encore fraiches, rappelait pour sa part Thierry. On verra demain comment les organismes réagissent. Une hiérarchie générale va sûrement s’installer, mais a priori, ce n’est pas un terrain de jeu pour faire de gros écarts. Je ne pense pas qu’il y aura de grandes offensives dès demain, mais il faudra quand même avoir les jambes pour rester au contact ».

1 commentaire

IDIART

IDIART

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Le 1 septembre 2020 à 11:54

Allez la Groupama-FDJ, je sais que la journée devrait être plutôt sous le signe de l’attente mais rappelez vous que l’année dernière, les étapes qui vous ont sourient, étaient les étapes où vous avez été offensifs.
En tout cas on est avec vous! Bon courage!!