Un Tour du Doubs pas suffisamment sélectif

Tenante du titre et articulée autour de ses jeunes pousses dans l’édition 2020 du Tour du Doubs, la formation Groupama-FDJ n’a pu trouver un successeur à Stefan Küng ce dimanche. Au terme d’une course qui s’est, une fois n’est pas coutume, révélée relativement peu sélective, Simon Guglielmi et Léo Vincent ont respectivement dû se contenter des quinzième et dix-neuvième places sur la ligne d’arrivée à Pontarlier.

Se déroulant non loin du quartier général de la « Conti », installé à Besançon, le Tour du Doubs représentait une nouvelle opportunité pour la WorldTeam de faire appel à des talents de son équipe réserve. Ce dimanche, ce sont Hugo Page et Théo Nonnez qui ont eu l’opportunité de courir « chez les grands ». Pour autant, c’est Fabian Lienhard qui faisait aujourd’hui figure de « vétéran » du haut de ses … 27 ans. Alexys Brunel et Simon Guglielmi, eux-mêmes membres de la Conti l’an passé, ainsi que Léo Vincent complétaient donc un effectif très jeune. Malgré tout, le groupe s’est montré actif dès le début de course, notamment par l’intermédiaire d’Alexys Brunel qui a remporté les deux premiers points chauds alors que la bagarre pour l’échappée faisait rage. « Ça a bien bataillé dans les premières côtés, mais ça n’est pas parti, relatait le directeur sportif Jérôme Gannat, également emprunté à la Conti pour l’occasion. Alexys a fait les deux premiers points chauds mais sans s’échapper. Avant la montée du Crêt Monniot, deux coureurs sont finalement sortis et ça a mis un peu de temps à s’organiser derrière ».

« On aurait pu espérer davantage s’il y avait eu plus de course », Jérôme Gannat

Johan Le Bon (B&B Hôtels-Vital Concept) et Biniam Girmay (Nippo Delko One Provence) ont pris jusqu’à sept minutes d’avance avant que le peloton ne réagisse et qu’un contre ne s’initie dans la côte de Saint-Gorgon, peu après la mi-course. « Fabian est sorti avec trois coureurs et ils ont repris le duo après une dizaine de kilomètres de poursuite », complétait Jérôme Gannat. L’échappée revivifiée a continué sa route mais le peloton s’est montré très vigilant. « Vu le parcours proposé avec 3000 mètres de dénivelé et les difficultés placées en début de course, on pensait qu’il y aurait une plus grosse sélection, concédait Jérôme. Finalement, ça a roulé tempo quasiment toute la journée et ils étaient encore 80 au pied du Larmont, la dernière difficulté. Pour Simon ou pour Léo, il aurait été préférable qu’il y ait beaucoup moins de monde à ce moment de la course, mais ça a été contrôlé toute la journée, l’échappée a été facilement maitrisée et la course n’a donc pas été véritablement durcie ».

Dans l’ultime bosse du jour, située à dix kilomètres de l’arrivée, quatre hommes sont parvenus à se dégager, dont le vainqueur Loic Vliegen, tandis qu’un large peloton a basculé au sommet avec une dizaine de secondes de retard. « Même dans le Larmon il n’y a pas eu beaucoup de sélection, confiait Jérôme. C’était une course différente de d’habitude. Je pense que c’est la première fois qu’il y a autant de coureurs à l’arrivée en si peu de temps. Léo et Simon arrivent pour la cinquième place mais dans un peloton fourni. On espérait un peu mieux, évidemment, mais à partir du moment où ça arrivait groupé, on savait que nos chances étaient limitées. On aurait pu espérer davantage s’il y avait eu plus de course et de bagarre, mais il y a eu un bon comportement d’ensemble malgré tout. On avait quand même une équipe très jeune au départ, il faut dire ce qui est, et c’est quoiqu’il en soit de l’expérience engrangée pour ces coureurs. C’était en tous les cas un Tour du Doubs assez particulier ».