Un maître mot : concentration !

A Nîmes, au départ de la seizième étape du Tour de France disputée en plaine, il y avait forcément un peu d’appréhension pour Thibaut Pinot et l’équipe Groupama-FDJ. A Nîmes, à l’arrivée, le sourire était de mise, tout s’est bien passé même si les chutes de prétendants à la victoire ou au podium rappellent que dans ce sport, tout est toujours possible.

Cette étape était dédiée aux sprinteurs et l’Australien Caleb Ewan (Lotto-Soudal) en a profité pour lever les bras comme il l’avait déjà fait à Toulouse. Ce pouvait être aussi une étape pour des baroudeurs et il s’en est fallu de deux kilomètres pour que Rossetto (Cofidis), Ourselin (Total-Direct Energy), Bak (Dimension Data), Gougeard (ag2r-La Mondiale) et Wisniowski (CCC Team) aillent au bout !

Au départ, Thibaut Pinot se flattait du repos pris la veille avec ses équipiers et disait ne pas être tout à fait tranquille. Le vent pouvait peut-être tenir un rôle et provoquer de la nervosité dans le peloton, donc des chutes. Il affirmait donc son ambition de vivre toute l’étape placé en tête de peloton et dans le sillage de ses équipiers.

«  Les jours suivants, si tu n’es pas grimpeur, tu ne gagneras pas ! » T. Bricaud

Il y eut une seule alerte avec le vent soufflant de trois quarts-dos après un changement de direction mais la Groupama-FDJ était placée avant que le vent, finalement, soit défavorable dans les 25 derniers kilomètres. Au cours de cette étape, Geraint Thomas (Team Ineos) est tombé, apparemment sans gravité. Le Danois Fuglsang (Astana), vainqueur du dernier Critérium du Dauphiné, a également chuté, dans les rues d’Uzes mais lui a été contraint à l’abandon.

« Il y avait vraiment de bonnes raisons de craindre cette journée, dit Thierry Bricaud. Il n’y a pas eu de bordures mais des chutes. Il y avait aussi une forte chaleur nécessitant d’organiser souvent des ravitaillements en bidons et en glace. Pour Thibaut, qui est dans une très bonne spirale, ce n’est pas un souci. Dans la dernière Vuelta il a connu de telles conditions pendant dix jours ! Ce soir, la récupération est importante et cela peut passer par des bains de glace pour ceux qui le veulent. Demain, on entre dans les Alpes avec une arrivée à Gap. Le début de course peut être venté et je pense que ca va ronfler pendant deux heures parce que ce sera la dernière occasion pour le baroudeurs. Les jours suivants, si tu n’es pas grimpeur, tu ne gagneras pas ! Pour nous le maître mot sera ‘’concentration’’. »