L’ultime étape du Tour du Pays Basque autour d’Eibar promettait de l’action, et cela n’a pas manqué. À travers les 3500 mètres de dénivelé positif au programme, et sur des pentes par moments brutales, la bataille entre les favoris a fait rage et Juan Ayuso a renversé le classement général. Romain Grégoire n’a ce samedi pu se mêler à la bataille, mais repart malgré tout d’Espagne avec une belle victoire d’étape dans ses valises.

C’est donc ce samedi, sur à peine 137 kilomètres, que le Tour du Pays Basque 2024 devait se jouer. « Seulement » 137 kilomètres, mais six montées répertoriées, parmi lesquelles quelques murs dont la région a le secret. Les débats ont d’ailleurs commencé d’entrée de jeu avec les premières pentes situées au bout de dix bornes, puis une échappée d’une vingtaine d’hommes est parvenue à s’extirper relativement rapidement. « Romain était cinquième du général ce matin et on espérait rester dans le top-10, exposait Benoît Vaugrenard. On avait décidé de ne pas trop se mêler à l’échappée, on pensait que ça ne servait pas à grand-chose et on voulait vraiment rester autour de Romain, notamment avec Quentin et Rémy ».  Aucune menace directe pour le classement général ne figurait en tête, et la formation Lidl-Trek du leader Mattias Skjelmose a donc temporisé à environ trois minutes des fuyards. Le premier tournant de la course est intervenu au bout d’une soixantaine de kilomètres avec l’ascension effrayante du Krabelin (5km à 9,5%). Marc Soler a lancé les grandes manœuvres, le peloton s’est réduit à une cinquantaine d’unités, et le rythme n’a plus faibli. À cet instant, Romain Grégoire était encore présent avec Quentin Pacher et Rémy Rochas.

« On a tiré le maximum de cette semaine », Benoît Vaugrenard


En revanche, lorsque les cadors se sont livrés bataille vingt kilomètres plus loin dans le tout aussi terrifiant Izua (4km à 9%), le jeune Franc-Comtois a été contraint de céder. « Il a eu un petit coup de chaud et un gros coup de moins bien, expliquait Benoît. C’était aussi le genre d’étape limite pour lui. Dans le top-10, on ne retrouve que des grimpeurs, et il est davantage puncheur. C’était un peu trop dur pour lui. C’est un ensemble de choses. On sort certes du top-10, mais on s’est battu et on n’a pas de regrets ». Quentin Pacher a finalement été le premier coureur de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ à rejoindre l’arrivée, cinq minutes après le vainqueur d’étape Carlos Rodriguez et le lauréat du général Juan Ayuso. « Le bilan de la semaine reste plus que positif, concluait Benoît. On est allé chercher une victoire d’étape, ce qui était l’objectif. On savait qu’il n’allait pas être simple de garder le top-10 au général mais tous les équipiers ont donné et on a tiré le maximum de cette semaine. On aurait signé dès le départ pour une victoire d’étape sur une course WorldTour, et je suis très satisfait des coureurs. On a su se remobiliser après la perte de David, donc bravo à eux pour leur semaine ».

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