Première des quatre épreuves bretonnes inscrites au calendrier des FDJ United Series, la Classic Velox Adélie de Vitré se présentait ce vendredi sous son format « habituel ». Comme les saisons précédentes, deux circuits étaient à couvrir autourde la commune d’Ille-et-Vilaine : un premier de 21 kilomètres, à effectuer 5 fois, puis un second de moins de 10 bornes, à couvrir à 8 reprises. Hormis l’arrivée en faux-plat, la boucle finale, que le peloton a entamé après cent kilomètres, comprenait la courte côte de la Chenelière, potentielle rampe de lancement pour des offensives. « L’idée était de suivre les offensives, et éventuellement d’en provoquer dans les trois derniers tours, expliquait Yvon Caër. Le cas échéant, il nous restait la carte Paul à jouer au sprint. Dans un premier temps, Yann a roulé pendant plus de 100 kilomètres. Il a découvert et répondu aux attentes. Ensuite, Rémi n’avait pas de super sensations et n’a pas pleinement pu s’exprimer. Ewen a essayé à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, mais il était très surveillé, et ce n’était pas assez difficile pour créer une sélection. Toutes les équipes avaient également un sprinteur capable de s’imposer, donc personne n’a véritablement insisté ».

Dans la dernière heure de course, Enzo Paleni s’est lui aussi beaucoup mis en évidence en tête de peloton. « Il ne fallait surtout pas avoir un temps de retard, et Enzo a fait du super boulot de ce point de vue, ajoutait Yvon. Il a été admirable ». Finalement, malgré le terrain casse-pattes, le peloton était encore quasiment au complet à l’entame du dernier tour. « La pluie a un petit peu durci la course, mais elle n’a pas duré toute la journée, expliquait Yvon. Il n’y avait également que 175 kilomètres au programme, et c’était un facteur limitant pour faire la sélection. Il n’y a jamais eu la possibilité de déverrouiller l’homogénéité du peloton. Qui plus est, après un moment favorable vent de côté au sommet de la côte, on reprenait vent de face sur la grande route pour le retour sur Vitré, et ça se calmait toujours ». Ce scénario s’est d’ailleurs reproduit dans le dernier tour, lors duquel une vingtaine de coureurs s’est détachée dans la côte de la Chenelière. Ewen Costiou, Enzo Paleni et Lewis Bower étaient présents, mais tout s’est regroupé avant les trois derniers kilomètres. « Le final à Vitré est toujours un peu risqué, d’autant plus sur des routes humides et avec beaucoup de coureurs frais », reprenait Yvon.

Revenu de l’arrière, Paul Penhoët est parvenu à se faufiler dans les dix premières positions du peloton à la flamme rouge, au moment d’attaquer la descente cruciale précédant les virages en ville et la remontée finale vers l’arrivée. À l’entame de l’ultime rampe, le sprinteur tricolore se trouvait même en quatrième position. « Malheureusement, à 200-250 mètres de l’arrivée, il a choisi de prendre à gauche et s’est retrouvé coincé derrière un coureur en perte de vitesse, commentait Yvon. Il a alors lui-même perdu toute sa vitesse. C’est le sprint et ses aléas, mais je pense que sans ce coup d’arrêt, il pouvait espérer monter sur le podium ». Sur la ligne, Paul Penhoët a finalement dû se contenter de la sixième place, quelques longueurs derrière le vainqueur Marc Brustenga. « On est évidemment frustrés car quand on vient sur ces courses avec Paul, on vient pour jouer la gagne, concluait Yvon. Il manque toujours un petit quelque chose pour que tout soit aligné et que Paul soit en position de gagner. On n’était pas venu pour faire sixième, mais le niveau est désormais très homogène et tout le monde se bat, encore plus quand il n’y a pas la distance et la difficulté pour réduire la densité ».

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