Sur le papier, la première étape du TPC en Nouvelle-Aquitaine, aussi connu sous l’appellation de Tour Poitou-Charentes, ne pouvait échapper aux sprinteurs. Dans les faits, ce sont effectivement les hommes rapides qui ont occupé le devant de la scène à Dompierre-sur-Mer, après 191 kilomètres. Paul Penhoët a alors défendu les chances de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United, et seul Milan Fretin l’a finalement devancé sur la ligne d’arrivée. Un autre emballage massif est attendu dès mercredi à Lezay.
Avant que les spécialistes du contre-la-montre ne prennent toute la lumière jeudi, à l’occasion du contre-la-montre individuel toujours décisif sur le « TPC », ce sont les sprinteurs qui étaient mis à l’honneur en ouverture de l’épreuve hexagonale ce mardi. Nulle autre issue qu’une arrivée en peloton groupé semblait peu réaliste, d’autant qu’une échappée d’à peine cinq coureurs s’est détachée en début de course. « Elle ne présentait pas un grand danger, donc nous n’avons donc pas pris les commandes dès le départ, confiait William Green. Plus tard, en revanche, il était possible que les autres équipes cessent de rouler avec le vent de face si elles ne recevaient pas d’aide, donc nous avons fini par participer à la poursuite. Nous avons tâché de nous adapter au mieux pour réaliser la meilleure performance possible. Nous avons une très solide équipe ici, que ce soit pour le classement général ou pour le sprint, et nous étions très motivés aujourd’hui. L’objectif était de jouer la carte de Paul dans le final car le profil lui convenait bien ». Les échappés n’ont jamais compté plus de trois minutes de marge, et la Groupama-FDJ United a assumé ses responsabilités par l’intermédiaire de Johan Jacobs. « Comme nous avons commencé à rouler assez tard, Johan se sentait capable de rouler en tête de peloton et de remplir sa mission dans le final, ajoutait William. Il a été un équipier clé aujourd’hui ».
« Il n’y avait pas grand-chose à faire », William Green
Le travail du coureur suisse, conjugué à celui des autres formations de sprinteurs, a ainsi permis au peloton de reprendre les fuyards juste après le premier passage sur la ligne, à environ quinze kilomètres du terme. « On savait que le circuit serait assez technique, relatait William. Il y avait pas mal de mobilier urbain, un peu de vent et des petites routes, donc on a pris les choses en main pendant tout le dernier tour. Avant même de passer sur la ligne, on s’est positionné à l’avant, avec autorité, et on a franchement fait le maximum dans le final ». Puis, grâce notamment au travail de Blake Agnoletto, Cyril Barthe et Matteo Milan dans les derniers kilomètres, le train Groupama-FDJ United s’est maintenu en tête pour placer Paul Penhoët dans les meilleures conditions. « Le plan initial prévoyait que Matteo lance Paul, expliquait William. À l’approche des 500 derniers mètres, Matteo était bien en tête, mais il y avait un peu de vent de face, et Paul a donc décidé de se laisser glisser en quatrième position pour lancer son effort de l’arrière. Fretin a démarré juste après, à environ 350 mètres de l’arrivée, et a quelque peu surpris Paul. Mais pour être honnête, il n’y avait pas grand-chose à faire. Paulo a été battu par plus rapide. Il n’y a aucun regret et nous sommes très satisfaits de la performance d’équipe ». Le sprinteur tricolore s’est donc satisfait de la deuxième place, tandis que le reste de ses coéquipiers a été reclassé dans le même temps après une chute intervenue dans le final.
Mercredi, un second round entre sprinteurs devrait se tenir à Lezay, après 200 kilomètres.