Avec l’ensemble de son train, Arnaud Démare se présentait ce vendredi à Vitré avec l’espoir de lever les bras. Une course débridée, notamment rendue possible par les conditions climatiques, a finalement empêché le déroulement d’un véritable sprint à l’arrivée. Dans un final mouvementé, quatre hommes se sont finalement disputé la victoire, et Axel Zingle s’est imposé. Miles Scotson (11e) a échoué aux portes du top-10 après avoir suivi les offensives dans l’ultime tour de circuit.

C’est un changement de parcours non-négligeable qui a ouvert la journée à Vitré ce vendredi. En lieu et place des 198 kilomètres initialement prévus, le peloton n’avait à en parcourir que 176 à la suite du retrait d’un grand tour de circuit, le tout en raison de fortes intempéries censées s’abattre en fin d’après-midi. Il restait donc cinq boucles du grand circuit (21 km) à effectuer avant de se retrouver sur le circuit local (7 fois 9 km), et l’échappée est sortie dès les premières minutes avec Mario Aparicio (Burgos-BH), Antonio Sampedro (Euskaltel-Euskadi) et Axel Mariault (Team U Nantes Atlantique). L’écart a gonflé jusqu’à cinq minutes, puis l’Équipe cycliste Groupama-FDJ a pris ses responsabilités en poursuite par l’intermédiaire de Clément Davy. Au terme des cinq tours du grand circuit, le retard du peloton n’était alors plus que de deux minutes. Une nouvelle course a alors débuté sur le circuit de Vitré, incluant une bosse de 800 mètres, et les premières attaques sont survenues presque aussitôt. Bram Welten, Ignatas Konovalovas ou encore Ramon Sinkeldam ont tenté de couvrir les premières offensives alors que l’échappée matinale était déjà revue, mais le moment décisif est intervenu à un peu moins de quatre tours du terme. Dans la montée du circuit, Miles Scotson a suivi des attaques, puis a été rejoint par Arnaud Démare en tête. Très vite, un groupe s’est ainsi clairement dégagé du reste de la meute.

« Une bonne claque », Yvon Madiot

« Il y avait pratiquement quarante mecs devant, on n’en avait que deux alors que d’autres équipes en avaient entre trois et cinq, regrettait Yvon Madiot. À partir du moment où le peloton s’est cassé et qu’on était si peu représenté, notre course était pratiquement terminée. On n’était pas assez présents à l’avant ». Ce premier « peloton » a demeuré compact pendant plus de deux tours, et ce n’est que dans l’ultime boucle que la sélection s’est opérée, une nouvelle fois dans l’unique ascension. L’ancien champion de France et l’Australien ont tenté de se placer au mieux au pied, et lorsque le rythme s’est accéléré, Miles Scotson a parfaitement accroché les roues. Arnaud Démare est resté en retrait et s’est alors dégagé un groupe de onze hommes dans les cinq derniers kilomètres. Un quatuor a dans la foulée réussi à s’extraire, à deux bornes du but, et Axel Zingle l’a emporté, Miles Scotson a fini onzième à treize secondes et Arnaud Démare a terminé à un troisième échelon. « Je crois que les autres équipes ne se sont pas trop occupées de nous, chacun a fait sa course et nous n’avons simplement pas été à la hauteur, tranchait Yvon. Je suis déçu. On est passé à côté. Dans le final, on a été complètement débordés, on n’a jamais été en position avantageuse. Arnaud a fait trop d’efforts car il a manqué d’équipiers, et il était donc sec dans le final. Il n’y a pas d’excuses aujourd’hui. On venait pour gagner et on finit onzième. C’est une bonne claque. Il va falloir réagir ».  

C’est malheureusement sur cette nouvelle pointe d’amertume qu’Arnaud Démare achève son premier bloc de courses. « Il est bien évidemment déçu de ne pas avoir gagné avant sa coupure, ponctuait Yvon. Il a fait tous les efforts nécessaires, mais on n’a pas su conclure. Maintenant, on sait que ça ne l’empêchera en rien de bien travailler en vue du Giro ».

2 commentaires

Pichon

Pichon

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Le 3 avril 2022 à 08:23

LE travail va finir par payer et continuer à persévère être positif tous ensemble que très vite du meilleurs arrivent pour la Groupama-FDJ 🤞👍👏supporter depuis le Poitou.

Jac34

Jac34

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Le 2 avril 2022 à 06:49

Arnaud doit être déçu, mais c’est la course, rien n’est joué d’avance. Maintenant il va se préparer pour le giro et je pense que finalement toutes ses défaites vont le stimuler pour l’avenir. J’ai souvent pensé qu’il lui manqué le petit quelque chose qui lui permettrai de l’emporter, comme il a dû le sentir lui aussi.