Pas de sprint pour Arnaud Démare

Loin de l’effervescence du Tour de France, Arnaud Démare et ses équipiers ont accroché un dossard et relancé leur saison en prenant part samedi à la première étape du Tour de Wallonie. Sous la pluie et dans un sprint bizarre, ils n’ont pas obtenu le résultat escompté.

« Sur une belle route, explique Frédéric Guesdon, Arnaud n’a pas fait le sprint. On était passé une fois sur la ligne d’arrivée et avec se équipiers, il a préféré attendre pour trouver l’ouverture mais il est resté coincé, il n’y a pas eu d’ouverture. Cette étape, pour sa rentrée, n’était pas simple. Il y avait sept côtes à passer et il y a eu de la course. Nous avons tout fait sous la pluie, Miles Scotson est tombé en s’accrochant avec un autre coureur dans le premier mont mais il n’y a rien de grave. Franchement, il n’était pas facile le retour à la compétition… »

«  sortir du Tour de Wallonie en étant monté crescendo tous les jours » F. Guesdon

Le sprint plutôt brouillon a été gagné par Thimoty Dupont (Wanty-Groupe Gobert) mais outre la victoire d’étape espérée par l’équipe Groupama-FDJ, le plan de jeu est différent.

« Le but d’Arnaud, poursuit son directeur sportif, est de sortir du Tour de Wallonie en étant monté crescendo tous les jours. Il y aura peut-être une autre occasion de sprinter mais le parcours fait mal avec des arrivées en côte, notamment dimanche. Ensuite, Arnaud disputera la London Classic le 3 août, le Binck Bank Tour (12-18 août) et la Cyclassics Hambourg (25 août). »

Forcément, pour l’équipe engagée en Belgique, il a été beaucoup question de Thibaut Pinot vendredi soir. Pour tous, ce fut un grand coup de massue !

« On s’attendait à vivre une belle étape avec Thibaut, dit Frédéric Guesdon, sans savoir qu’il avait cette douleur à la cuisse, on se disait qu’il ne rendrait pas les armes. Au début, en le voyant en difficulté, j’ai cru qu’il s’était fait piquer par une guêpe et puis ce fut un gros coup de massue. Il ne méritait vraiment pas ça, tout le monde était déçu, tout le monde ressent la même chose. Après le Giro 2018, c’est dur, très dur… »