Lewis Bower retrouve des couleurs, et l’avant de la course ! Quelques jours après avoir signé un top 20 sur le Championnat des Flandres, le jeune Néo-Zélandais est passé tout près d’accrocher le top 10 ce mercredi, toujours en terres belges, lors de l’Omloop van het Houtland. Au terme d’un final scabreux, il a finalement hérité d’une onzième place encourageante.
Nouvelle journée de course en Belgique, et nouveau sprint en prévision. En raison d’un dénivelé pratiquement inexistant entre Zedelgem et Lichtervelde ce mercredi, un emballage royal au bout des 190 kilomètres semblait inévitable. « Nous n’avions pas un sprinteur de très gros calibre au départ, mais nous avions, avec Johan et Enzo, deux très solides baroudeurs, notait William Green. On pensait que cela pouvait être une opportunité à saisir pour eux, mais il est toujours difficile de placer deux coureurs dans une échappée. Finalement, seul Johan s’est retrouvé à l’avant avec trois autres coureurs, dont des représentants d’équipes continentales. Ce n’était pas une échappée très prometteuse, et j’ai donc décidé de faire relever Johan après vingt kilomètres compte tenu de la situation. À partir de là, on s’est alors pleinement concentrés sur le sprint ». Après 80 kilomètres, le peloton est entré sur le circuit final à répéter neuf fois, et les fuyards ont été repris relativement tôt. « Il y avait beaucoup moins de vent sur le circuit cette année, c’était donc assez calme et facile dans le peloton pendant un moment, reprenait William. Après que l’échappée a été rattrapée, en revanche, de nombreuses attaques sont intervenues, ce qui a rendu la course plus nerveuse. Il y a eu des chutes, Enzo a malheureusement été pris dans l’une d’entre elles, mais il a réussi à rentrer ».
« C’est positif pour Lewis », William Green
Les coureurs membres de la deuxième échappée du jour ont pour leur part rendu les armes à dix kilomètres du but et le sprint s’est progressivement mis en place. « Le plan était de soutenir Lewis dans le final tout en permettant à Axel de faire son sprint de son côté, exposait William. C’était la première opportunité pour Lewis depuis très longtemps. Il était prévu de remonter à six kilomètres de l’arrivée par la gauche, mais le passage était bloqué. Lewis s’est peut-être montré un peu impatient et nerveux, et il est remonté sur la droite avec Olivier, tandis que le reste de l’équipe est malheureusement resté en retrait et n’a jamais réussi à les rejoindre. On a un peu manqué de cohésion ». Dans la roue de son coéquipier breton, Lewis Bower a pu rester en tête de peloton de six à trois kilomètres du but, avant que le peloton ne hausse véritablement l’allure. Rétrogradé en second rideau suite à cette accélération, le Kiwi de 21 ans a néanmoins fourni un gros effort juste avant la flamme rouge pour se repositionner en troisième position du peloton. « Il a parfaitement géré son placement pour aborder le virage décisif dans de bonnes conditions, soutenait William. À 500 mètres de l’arrivée, il était encore en troisième position ! Je pense que cet effort lui a néanmoins coûté dans le sprint, et il lui manque encore quelque chose dans les 500 derniers mètres, comme c’était le cas sur le Championnat des Flandres ».
Face à une meute de sprinteurs plus frais et lancés de l’arrière, Lewis Bower s’est malgré tout arraché pour obtenir le meilleur résultat possible. Sur la ligne, cela s’est concrétisé par une solide onzième place. « Il a fait énormément de chemin depuis deux mois, affirmait William. Cela à commencé à Fourmies, où il a longtemps roulé en tête de peloton, puis il a eu l’occasion de sprinter et de terminer dans le top 20 sur le Championnat des Flandres. Aujourd’hui, il a encore progressé et échoue juste aux portes du top 10. Il a vécu une longue période assez compliquée, il retrouve enfin sa vitesse et il ne lui reste plus qu’à trouver la cohésion et les automatismes avec l’équipe pour faire mieux. Il se sent mieux sur le vélo, c’est positif et on doit continuer à travailler avec lui ».