En mode gestion…

Au soir du contre la montre par équipes, Thibaut Pinot a avoué avoir hâte de disputer l’étape de La Planche des Belles Filles, chez lui. Il aura atteint le départ de Mulhouse en direction du sommet haut-saônois sans encombre. Aujourd’hui, sur la route de Colmar, toute l’équipe Groupama-FDJ avait opté pour un mode gestion.

Comme prévu, il y a eu beaucoup de candidats à l’échappée avant que le porteur du maillot à pois Wellens (Lotto-Soudal), Skujins (Trek-Segafredo), Simon Clarke (Education First-Drapac) et Würtz Schmidt (Katusha-Alpecin) parviennent à s’extraire du peloton. Lequel ne leur a jamais laissé beaucoup plus que deux minutes d’avance. Skujins a eu de la ressource pour s’isoler seul en tête de course dans la côte des 3 Epis mais il a été repris dans celle des 5 châteaux à 22 kilomètres de l’arrivée.

«  on savait exactement où faire l’effort et cela nous a permis de nous économiser. » P. Mauduit

Après un début d’étape en dernière partie de peloton Thibaut a fait en sorte de rester à l’abri, bien protégé par ses équipiers. Tel était le plan de jeu du jour.

« Ce fut une bonne journée, explique Philippe Mauduit, un peu tendue. Ça s’est passé comme on le voulait, nous voulions absolument vivre une étape la plus tranquille possible sur un parcours très difficile. On connaissait le terrain, nos coureurs y avaient déjà roulé, on savait exactement où faire l’effort et cela nous a permis de nous économiser. Cette étape va laisser des traces, par son dénivelé, la nervosité du peloton, la chaleur et le rythme, à plus de 43 kilomètres/heure ! »

« Oui, le premier vrai test est pour demain »

« La protection  de notre leader s’est faite en fonction du terrain. En début d’étape, William Bonnet, Stefan Küng et Anthony Roux se sont occupés de lui. Dans le final ce fut au tour de Sébastien Reichenbach, Rudy Molard et David Gaudu. Matthieu Ladagnous va mieux et retrouve du moral mais il faut encore le laisser passer deux ou trois jours. »

La sixième étape jeudi, en passant par le Markstein prolongé par la fin du Grand Ballon d’Alsace, le Ballon d’Alsace, le col des Croix, celui des Chevrères avant l’ascension finale constituera le premier vrai test pour les favoris.

« Je pense que les gros poissons ne vont se découvrir trop tôt, dit le directeur sportif de Groupama-FDJ, parce qu’il y a beaucoup de dénivelé. Pour eux, il s’agira de ne pas perdre de temps. Oui, le premier vrai test est pour demain et même si l’échappée va au bout. Parmi les favoris, il y en a qui vont dégoupiller, le tout est de savoir s’ils le feront au pied ou dans la partie raide. »