David Gaudu, cinquième et frustré

Comme en 2017, David Gaudu a pris la cinquième place de Milan-Turin après avoir été le coureur le plus actif dans l’ascension finale de Superga. A trois jours du Tour de Lombardie, les indicateurs sont au vert pour le grimpeur de l’équipe Groupama-FDJ.

La course a été ultra-rapide et comme prévu tout s’est joué dans Superga que David et Rudy Molard ont abordés très bien placés, dans le sillage du toujours impeccable William Bonnet. Après l’échappée de cinq coureurs dont Cavagna (Deceuninck-Quick Step), les hostilités ont été lancées dans la rampe finale par Woods (Education First-Drapac) en compagnie de Haig (Mitchelton-Scott) et Gorka Izagirre (Astana). David a été le premier à réagir et a permis à Valverde (Movistar), Bernal (Team Ineos) et Adam Yates (Mitchelton Scott) de revenir également en tête.

Très vite, la course s‘est cristallisée autour du duel opposant David Gaudu et Woods, le Canadien opposant à la fougue du Breton son sang-froid. Dans les deux derniers kilomètres, le coureur de Groupama-FDJ a attaqué à quatre reprises, la dernière fois à 600 mètres de la ligne d’arrivée avant de marquer le pas sur celle décisive de Woods à 300 mètres.

« li est bien et il a cette classique dans la tête » P. Mauduit

« Dans le final, explique Philippe Mauduit, David en a fait beaucoup mais on peut toujours refaire la course… Je l’ai dit à mes coureurs en début de semaine, je préfère les voir prendre des initiatives. Ce qu’il fait aujourd’hui, ça va lui servir à l’avenir. Il le sait, à la pédale il peut faire péter tous les costauds. Pour gagner, il aurait fallu qu’il reste tranquille dans le groupe des cinq avant de faire l’effort à la flamme rouge. Woods a bien maîtrisé son sujet, avec beaucoup de froideur et il en encore avait sous la pédale. La grosse erreur de David c’est qu’il attaque quand Woods prend le relais, il aurait dû le laisser travailler. »

« Le Tour de Lombardie samedi sera sûrement mieux pour David parce qu’il a de la fraicheur, il est bien et il a cette classique dans la tête. Ce soir, il est un peu vexé et c’est bien mais je comprends sa frustration après le scénario des Trois Vallées Varésines et de ce Milan-Turin.»

« Je retiens également que l’équipe fonctionne bien, une nouvelle fois tout le monde a fait son travail même si Valentin Madouas est tombé en début de course. Concernant Sébastien Reichenbach, en le laissant à l’hôtel ce matin, il n’était pas très bien mais sans que cela ne soit pire. Demain, nous ferons la reconnaissance du final du Tour de Lombardie qui n’a pas changé.»