Cinq secondes, c’est rageant !

Cinq secondes, ce n’est rien mais s’agissant de la note à payer par Thibaut Pinot, au soir de la cinquième étape gagnée par Peter Sagan (Tinkoff-Saxo), c’est vraiment rageant. Une cassure avant le dernier virage et c’est beaucoup de frustration d’un coup, au terme d’une étape parfaitement maitrisée par l’équipe FDJ.

« Oui, confirme Yvon Madiot, on a les boules parce que les gars avaient fait du très bon boulot jusqu’à 3 kilomètres de l’arrivée, là où les cassures sur chute ou crevaison ne sont pas prises en compte. La route était mouillée, le final très sinueux (comme d’habitude !) et il y a eu la chute de coureurs de l’équipe Etixx-Quick Step, en tête de peloton et dans un virage. Thibaut était là, en sixième position, et il n’a pas eu à freiner mais le peloton s’est désorganisé et est devenu plus nerveux. »

Arnaud Démare, protégé par Sébastien Chavanel et William Bonnet, a vu le peloton s’étirer. Et casser dans le dernier virage. Devant eux cinq coureurs qui finissent dans le même temps, six autres à deux secondes dont Geraint Thomas et Jakob Fuglsang, puis le peloton à 7 secondes.

Cinq secondes qui permettent au Gallois de revenir à 42 secondes de Thibaut au classement général et Fuglsang à 1’22’’ et bien entendu que cela peut compter dimanche dans le contre la montre final du Tour de Suisse. Ou pas.

Ce qui va compter également, c’est la somme des transferts proposés chaque jour aux coureurs, les contraignant de se lever très tôt et de se coucher très tard. Sans parler des hôtels indignes. Il y a un moment où, forcément, l’organisateur devra en rendre compte.