C’était un marathon avant une journée de tension

Quelle longue, très longue journée ! Le peloton du Tour de France a entamé une longue transversale menant de Belfort à Toulouse et s’est offert une étape marathon. 230 kilomètres, six heures de vélo à 38 km/heure de moyenne en raison du vent de face, deux échappés repris dans le final et un sprint massif gagné par le bouledogue Groenewegen (Jumbo-Visma).

En fin d’étape, Thibaut et ses équipiers ont été vigilants, pas question de perdre sur une cassure le bienfait de l’étape de La Planche des Belles Filles ! Jusqu’au panneau des trois derniers kilomètres, le leader de l’équipe Groupama-FDJ est resté place parfaitement protégé par un William Bonnet très efficace, en tête de peloton. Avant de se laisser glisser et de boucler l’étape dans le premiers tiers. En deux jours, Thibaut et ses équipiers ont montré ce qu’ils sont. Déterminants et convaincants sur les terrains où ils sont attendus. Déterminés et rassurants quand ils n’ont rien à gagner.

« nous sommes très nombreux autour de Thibaut » S. Reichenbach

« Chaque année, dans le Tour il y a de très gros collectifs, des leaders avec des équipiers très forts, dit Sébastien Reichenbach. Nous aussi, on rivalise, nous sommes très nombreux autour de Thibaut, notamment dans les difficultés. Aujourd’hui c’était une étape très longue mais c’était la première cette année. Parfois dans le passé, il a fallu attendre dix jours de course à ne voir que des sprints avant d’atteindre la montagne. Là, on a vu de belles étapes déjà, ce n’est pas du tout une course d’attente. Demain, sur un parcours difficile, je pense qu’on verra une échappée de coureurs assez loin au général mais il faudra être vigilant. »

« On peut se retrouver avec un des favoris qui perde le Tour demain » P. Mauduit

Cette étape Mâcon – Saint-Etienne, sur le papier, n’a pas le clinquant d’une étape de haute-montagne mais ce peut-être rapidement, en fonction du scénario de la première heure, un vrai piège.

« Oui, assure Philippe Mauduit, il s’agit d’une étape très compliquée. Dans la première partie, on connaît bien ces routes, on les prend régulièrement dans Paris-Nice ou le Critérium du Dauphiné. En revanche, sur la fin, c’est plus inédit. On a fait la reconnaissance, on sait où on va mettre les roues. On peut se retrouver avec un des favoris qui perde le Tour demain. Le parcours est technique et difficile. Je pense que ce sera très nerveux dans le final, ce sera de nouveau une course de placement. Pour schématiser, il y a beaucoup de virages, une route large et puis subitement une route étroite et sinueuse et on alterne tout ça régulièrement. Il faudra courir devant et placé. »