Active lors de la dernière heure de course du Circuit Franco-Belge mercredi, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United a seulement vu la touche finale lui échapper sur les routes wallonnes. Après l’attaque de Johan Jacobs dans le final, Axel Huens et Cyril Barthe ont ainsi tenté leur chance dans l’ultime bosse mais ont échoué à quelques encablures du top-10, en 13eet 16epositions respectives.
Trois jours après une première virée en Belgique à l’occasion de la Brussels Cycling Classic, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United était de nouveau présente au Plat Pays ce mercredi pour disputer le 85ème Circuit Franco-Belge. Une épreuve pour le moins casse-pattes puisqu’elle incluait cinq tours d’un circuit de 23 kilomètres, empruntant notamment la côte de Trieu (1,2 km à 7,2%) mais aussi le Kluisberg (1,3 km à 5,3%), au sommet duquel était située la ligne d’arrivée. C’est peu avant la mi-course que le peloton a entamé la première boucle autour de Mont-de-l’Enclus, commune d’arrivée, tandis qu’une échappée ouvrait encore la route. « Sans Thibaud [Gruel], qui aurait dû être avec nous mais qui sort juste de maladie, on a adapté un peu les plans, indiquait Tanguy Turgis. On ne souhaitait pas intégrer l’échappée car on savait qu’elle serait reprise assez tôt. Puis, à la différence des années précédentes, beaucoup d’équipes voulaient un sprint. Dans ce contexte, on était conscients de nos forces. On savait qu’on pouvait faire une bonne place, mais pas de là à battre les champions. Il fallait donc réfléchir différemment. Dans la première partie de course, Lewis a fait le travail, puis sur le circuit, Titouan et Olivier avaient pour mission de placer Cyril et Axel, qui devaient essayer de garder un maximum d’énergie ».
« L’équipe s’est bien comportée », Tanguy Turgis
À plus de soixante kilomètres du but, l’échappée matinale était déjà neutralisée, et de premières timides offensives ont fait irruption au sein du paquet. Dans l’avant-dernière boucle, l’intensité a en revanche redoublé dans la côte de Trieu, et Johan Jacobs ainsi qu’Axel Huens ont profité d’une portion de transition pour placer quelques accélérations. Le peloton s’est reformé, mais peu avant d’entamer le dernier tour, le Suisse de la Groupama-FDJ United a remis ça, et s’est cette fois-ci extirpé avec deux hommes. « On savait qu’il y aurait des mouvements de course, et Johan avait sa carte à jouer, expliquait Tanguy. On espérait toutefois un groupe plus important, avec 6-7 coureurs. Mais de nouveau, beaucoup d’équipes souhaitaient davantage un sprint qu’une course offensive ». Le coureur helvète a malgré tout insisté pendant un petit moment et n’a été repris qu’au sommet du col du Hortilin (1,3 km à 4,5%). Dans la foulée, Axel Huens a à son tour suivi une attaque, et s’est de nouveau montré réactif après la dernière ascension de la côte de Trieu, à douze bornes du terme. « Il avait subi une petite chute plus tôt, et peut-être qu’il ne se sentait pas à 100% pour le sprint, reprenait Tanguy. Initialement, il devait plutôt doser ses efforts. Les circonstances ont fait qu’il a lâché ces deux petites cartouches ».
Et un peloton d’une soixantaine d’unités s’est donc reformé pour filer vers la bosse finale. « Olivier a placé au mieux Axel et Cyril pour la montée, complétait Tanguy. Ensuite, il n’y a pas trop de secret : c’étaient deux minutes à fond et ça s’est fait à la jambe ». Au terme de cet effort à l’arrachée, Axel Huens a coupé la ligne à la treizième place, juste devant Cyril Barthe, seizième. « Il y avait peut-être la possibilité d’optimiser un peu mieux nos forces ou notre placement, mais dans l’idée, l’équipe s’est bien comportée, disait Tanguy. Si on avait tout optimisé, on aurait peut-être pu gratter le top 10, mais le top 5 était hors de portée. On aurait seulement pu l’espérer avec la présence de Thibaud. Sa fraîcheur aurait sans aucun doute fait du bien, car on s’est principalement appuyé sur trois coureurs sortant du Giro. Ils avaient de la force, mais peut-être un peu de fatigue aussi. Cela a au moins permis à certains coureurs de s’exprimer et de jouer leur carte. Cela ne leur arrive pas si souvent, mais ils sont prêts à prendre ce rôle quand il leur est proposé ».