Arnaud Démare, le tout pour le tout

L’équipe Groupama-FDJ est passée par tous les états mardi pendant la quatrième étape du Tour d’Italie. Des chutes et notamment celle de Valentin Madouas le privant d’exploiter ses excellentes sensations dans une arrivée lui convenant parfaitement et des frissons quand Arnaud Démare, en dépit de la difficulté, à joué sa chance à fond pour obtenir une neuvième place, son troisième Top 10 en trois jours.

Comme c’est le cas depuis le départ de Bologne, une échappée a été menée aujourd’hui par trois coureurs représentant les trois équipes italiennes invitées. Comme l’étape était l’une des plus longues de ce Tour d’Italie, leur avance a atteint 9 minutes à 90 kilomètres de l’arrivée.

« En cours d’étape, explique Frédéric Guesdon, on a fait rouler Miles Scotson qui a été aidé seulement par un coureur de Lotto-Soudal. Ce n’était pas assez, on s’est arrêté au contrôle de ravitaillement pour laisser la place à d’autres équipes, les trois échappés ont été repris dans le final.  »

« Il pensait l’avoir évitée mais il a été heurté par un coureur venant derrière lui et s’est retrouvé à terre » F. Guesdon

Contournant Rome, le peloton a affronté des routes assez scabreuses à destination de Frascati et de la côte d’arrivée. Une chute a coupé le peloton en deux à six kilomètres de l’arrivée. Quatorze coureurs ont formé le premier groupe. Jacopo Guarnieri a fait un très gros travail afin d’éviter le retour d’autre coureurs dans ce groupe et pour placer Arnaud Démare au pied de la difficulté. Il a bien franchi les premiers hectomètres mais la pente était vraiment trop raide pour lui. Il a lâché prise à 700 mètres de la ligne d’arrivée mais a résisté au retour du deuxième groupe. La victoire d’étape a été pour Carapaz (Movistar).

« Jacopo a fait ce qui avait été décidé au briefing, explique le directeur sportif de Groupama-FDJ. Il a roulé pour placer Arnaud et normalement ce travail aurait dû bénéficier aussi à Valentin Madouas. Il a été pris dans cette chute à six kilomètres de l’arrivée. Il pensait l’avoir évitée mais il a été heurté par un coureur venant derrière lui et s’est retrouvé à terre. C’est dommage, il avait de bonnes sensations. Il ne s’est pas fait mal. Plus tôt, Tobias Ludvigsson avait également chuté, il avait la marque de son grand plateau sur le maillot. Enfin, Olivier Le Gac avait chuté tout seul dans un virage après 25 kilomètres de course. Il s’est bien épluché, notamment aux mains et sur une fesse. C’est quand même déjà la deuxième chute pour lui… Demain, le début d’étape est un peu casse-pattes mais la fin est plate. On aura un nouveau sprint massif. J’espère qu’Arnaud aura bien récupéré de ses efforts. »