Anthony Roux était intouchable !

Anthony Roux n’est plus le même homme ! Le champion de France s’était promis de réussir une très belle fin de saison et il tient parole. Troisième de la Clasica San Sebastien la semaine dernière, il s’est imposé avec autorité dans la première étape du Tour du Limousin et a bien entendu endossé le maillot de leader.

Si l’équipe Groupama-FDJ a délibérément laissé à ses rivales la responsabilité de rouler derrière trois échappés, l’Espagnol Madrazo (Delko-Marseille 13) et les Français Perez (Cofidis) et Quémeneur (Direct Energie), elle a offert un final de course magnifique avant de voir Anthony l’emporter avec aisance dans la côte d’arrivée.

Le bluff d’Yvon Madiot.

Le porteur du maillot bleu-blanc-rouge avait quelque peu intrigué à mi-course en allant chercher des bidons pour ses équipiers. Yvon Madiot, au micro de la chaine l’Equipe avait lancé « Anthony n’a pas de super sensations et le final n’est pas dur, je ne pense pas qu’il pourra lutter avec de vrais sprinteurs ! »

Joli coup de bluff qui a fait mouche 90 minutes plus tard. Pourtant, rien ne semblait évident quand le peloton s’est scindé en deux en raison d’une chute sur une petite route à 16 kilomètres du but. Anthony était alors bloqué à l’arrière avant que le peloton, finalement, ne se reforme.

Les promesses d’Alexys Brunel.

Benjamin Thomas a porté une attaque à 5,2 kilomètres de l’arrivée, le peloton s’est bien étiré. Fêtant ses grands débuts en tant que stagiaire, le jeune et très talentueux Alexys Brunel a montré tout son talent en attaquant à son tour à deux kilomètres de la ligne. Quand il a été contré par Cosnefroy (ag2r-La Mondiale) à 800 mètres du but, Anthony Roux n’apparaissait pas dans les premières places. À 300 mètres, il était revenu avant de lancer son sprint et d’écœurer son dernier rival, l’Italien Gavazzi (Androni-Sidermec).

Objectif Plouay !

« C’était une course usante, explique-t-il, sur un parcours qu’on connaît bien. Le Tour du Limousin est l’une des courses par étapes les plus difficiles de France… Cette étape l’a été plus que je ne l’avais imaginé. Dans le final, ça s’est fait à la pédale avec un sprint qui s’est lancé de très loin. Pour moi, c’est une victoire un peu inattendue, j’ai bien plus la tête à Plouay, je veux briller dans le World Tour et le Tour du Limousin était davantage une course de préparation. Ce n’est pas pour autant que je vais rester derrière… Ma semaine a été un peu épuisante avec les critériums qui terminent tard, je me sens un peu fatigué mais le maillot bleu-blanc-rouge donne des ailes. La saison avait mal commencé pour moi mais est belle aujourd’hui…  »