Brieuc, Marie-Laure : un coureur bien dans sa tête est-il nécessairement plus performant ?

Brieuc : Complètement. Le cyclisme est un sport tellement dur qu’il requiert d’être à 100% physiquement et mentalement pour atteindre la performance. Si le physique est présent mais que le mental ne suit pas, ce n’est vraiment pas l’idéal. Pour moi, ça va de pair. Je dirais même que le mental est plus important que le physique. Quand on se sent bien mentalement, fort psychologiquement, on arrive à se surpasser et traverser les moments difficiles. Tous les coureurs diront que le corps dit stop assez rapidement, surtout quand on n’est pas le plus fort. C’est là que la préparation et la force mentales entrent en jeu. Si on n’écoute que le corps, on s’arrête très vite. C’est une donnée omniprésente de notre sport.  

Y a-t-il des particularités à prendre en compte dans l’accompagnement des cyclistes ?

Comment s’organise votre travail à l’échelle d’une saison ?

« Je m’imagine des check-points pendant la course », Brieuc Rolland

Quelle est la base du travail que vous menez ensemble ?

Comment l’accompagnement mental se traduit-il donc en course ?

« On prend soin des coureurs, pour de vrai », Marie-Laure Brunet

Il n’y a donc pas d’astuce « miracle » …

Est-ce important de parler de l’accompagnement mental ?

Y a-t-il une manière spécifique de préparer un Grand Tour comme le Giro mentalement ?