Il n’aura manqué que l’effort final à Tom Donnenwirth ce dimanche pour considérer La Roue Tourangelle comme une vraie réussite. Bien présent dans les quinze derniers kilomètres vers Tours lorsque les plus costauds se sont isolés, le puncheur tricolore n’a malheureusement pu conclure sa journée de la meilleure manière dans le sprint, héritant finalement de la onzième place du jour.

Le calendrier des FDJ United Series reprenait ses droits ce dimanche à l’occasion de sa troisième manche : la Roue Tourangelle Centre Val de Loire – Groupama P.V.L. Deux cents kilomètres et un final bosselé se profilaient pour le peloton, pour une bataille attendue entre puncheurs et sprinteurs. Et ce sont ces derniers qui ont d’abord assumé le poids de la course. « Pendant 140 kilomètres, trois équipes ont contrôlé derrière l’échappée, indiquait Tanguy Turgis, à la tête de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United. Nous concernant, l’idée était de faire un coup de force avant les montées pour rendre la course dure et placer Tom à l’avant, tout en gardant Matteo à l’arrière dans l’éventualité d’un sprint ». Après une longue poursuite maîtrisée, la nervosité s’est comme attendue accrue à l’entrée dans les quarante derniers kilomètres et à l’approche des multiples bosses du final. De premières accélérations ont été relevées, la sélection a commencé à se faire par l’arrière, mais la Groupama-FDJ United était parfaitement vigilante en tête de paquet. « Les gars ont montré une super attitude, malgré le fait que l’équipe était très jeune, avec trois actuels coureurs de « La Conti » et trois autres qui évoluaient encore à ce niveau l’an passé, disait Tanguy. Matteo a été super bien placé au pied de chaque montée, et Lewis a lui fait une première attaque avant de subir une petite chute. Cela a un peu bousculé nos plans et Blake a dû faire le travail pour deux voire trois ».

« Cela aurait pu être une très bonne journée », Tanguy Turgis

Dans les premières côtes, le peloton est resté relativement compact, et c’est finalement à seize kilomètres qu’une demi-douzaine d’hommes est parvenue à se détacher, avec Tom Donnenwirth en son sein. « Un groupe est rentré quelques kilomètres plus loin avec Eliott mais il a craqué dans la montée suivante, glissait Tanguy. Il était un poil juste après avoir fait des efforts plus tôt que prévu ». À neuf kilomètres du terme, un groupe de quinze hommes s’est alors envolé, repoussant le peloton à plus de quarante secondes. « On a misé sur le sprint car il y avait trois coureurs de Cofidis et trois de TotalEnergies dans ce groupe », indiquait Tanguy. Il y a bel et bien eu un sprint en comité réduit à Tours, et Tom Donnenwirth a bataillé pour l’aborder dans les meilleures conditions. « Il était super bien placé, dans la roue de Venturini, ajoutait Tanguy. Il a lancé sur le côté gauche, mais son démarrage a été un peu cassé par des trous sur la route, et quand il a relancé, les jambes ont brûlé. Il était un peu trop juste. Il lui a manqué ce dernier effort ». Le puncheur français n’a donc pu rivaliser pour la victoire, empochée par Venturini, et a passé la ligne en onzième position. « Il était là pour la gagne, et c’est dommage qui lui en manque un petit peu, concluait Tanguy. Malheureusement on ne peut pas se contenter de ça. C’est frustrant car l’équipe a montré une bonne attitude, qui s’est beaucoup remarquée entre 40 et 15 kilomètres de l’arrivée mais qui ne se remarque pas beaucoup dans le résultat. C’est dommage, car cela aurait pu être une très bonne journée ».

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