Pour la première fois de la saison 2026, le peloton s’attaquait ce samedi, à l’occasion de la deuxième étape du Tour de la Provence, à une montée finale de plus de dix kilomètres. La Montagne de Lure et ses près de quatorze bornes à 6,5% attendaient ainsi les coureurs au terme d’un tracé relativement vallonné de bout en bout. Or, le maillot Groupama-FDJ United s’est démarqué dès le départ par l’intermédiaire d’Esteban Foucher, nouvel arrivant au sein de « La Conti », et déjà promu au sein de l’équipe WorldTour. « Esteban et Lorenzo étaient désignés pour aller dans l’échappée, c’est parti d’entrée, et c’est Esteban qui s’est retrouvé devant, expliquait Frédéric Guesdon. Le but pour lui aujourd’hui était soit de se tester dans l’ascension finale, et voir jusqu’où il pouvait aller, soit de prendre l’échappée. Il a pris l’échappée, ça en valait la peine et c’était une bonne expérience pour lui ». Aux côtés de cinq autres coureurs, le jeune homme de 20 ans a occupé les rênes de la course pendant un très long moment, quand ses coéquipiers tâchaient de rester vigilants au sein du peloton. « À environ cinquante kilomètres de l’arrivée, on a retrouvé un bon vent de dos en légère descente, ça a étiré le peloton et ça a un peu pété, disait Frédéric. On n’avait pas trop d’inquiétudes car on reprenait ensuite le vent de face pour aller chercher le col d’arrivée, et surtout, les gars étaient vraiment bien dans le match, dans le premier groupe ».

Tout est rentré dans l’ordre à l’approche des trente derniers kilomètres, et le peloton s’est ensuite vivement rapproché de l’échappée, dont le capital temps n’était que d’une vingtaine de secondes à l’entame des contreforts de la Montagne de Lure. Guillaume Martin-Guyonnet et ses coéquipiers se sont rassemblés dans la première partie du paquet tandis qu’Esteban Foucher était repris après une belle journée en tête. « Le plan était de faire la meilleure montée possible avec Guillaume en vue du général, expliquait Frédéric. Rémi devait l’accompagner le plus longtemps possible, et c’est ce qu’il s’est passé dans un premier temps ». À mi-ascension, Rémi Daumas et son leader étaient encore bien présents dans un peloton réduit à tout juste vingt unités. Puis, lorsque le tempo s’est accéléré peu avant les cinq derniers kilomètres, le pensionnaire de « La Conti » est parvenu à résister un peu plus longtemps que le grimpeur normand. « Les rôles se sont un peu inversés, expliquait Frédéric. Je pense que Guillaume a encore besoin de courir, et c’est un coureur très endurant à qui une montée sèche ne convient pas nécessairement. Concernant Rémi, on sait qu’il a de très grosses qualités, mais on ne savait pas trop ce qu’il pouvait faire à ce niveau-là ».

Au terme des derniers kilomètres d’ascension, le jeune homme de 19 ans a conclu son excellente prestation par une septième place pour le moins notable. « Il avait fait de super tests lors du stage précédent la course, indiquait Frédéric. Ce n’est donc qu’une demi-surprise car il avait montré de belles choses, mais c’est surtout très encourageant pour la suite. On espérait un peu mieux pour Guillaume, mais Rémi est à sa place, voire un peu plus haut, et cela nous permet de rester dans le match ». Guillaume Martin-Guyonnet a lui rejoint la ligne en treizième position, à 1’11 du vainqueur Matthew Riccitello. Le Tour de la Provence se conclura dimanche en direction d’Arles. « Il peut y avoir un peu de mouvement car on annonce pas mal de vent sur un circuit assez découvert dans le final, ponctuait Frédéric. On fera en sorte que Rémi et Guillaume ne perdent pas leur place au général, voire l’améliorent, et on visera également un résultat sur l’étape ».

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