Longue de seulement 140 kilomètres, la deuxième étape du Tour d’Andalousie, disputée ce jeudi, n’avait pourtant rien d’une promenade de santé. Après un départ le long de la côte, le peloton devait affronter un col interminable de vingt-cinq kilomètres à 5 % de moyenne. De quoi secouer la course et déclencher les premières offensives. Une échappée s’est certes détachée avant le Puerto de la Cabra, mais les cartes ont été rebattues dans la portion intermédiaire de l’ascension, la plus difficile. Ivan Romeo et Andreas Leknessund ont lancé les hostilités et rejoint l’ultime rescapé de l’échappée matinale, Josh Burnett. « C’est parti en costaud alors que chacun comptait un peu ses coups de pédale, indiquait Yvon Caër. Sur de tels pourcentages, ces deux coureurs sont très à l’aise. On savait que c’étaient de très grosses cylindrées, et une fois passés au sommet, on savait que la tâche allait être difficile ». Le duo a passé ledit sommet à près de 75 kilomètres du but avec environ trente secondes d’avance sur un groupe de favoris comprenant Clément Braz Afonso, avant qu’un premier peloton d’une trentaine d’unités incluant également Romain Grégoire et Maxime Decomble ne se reforme. « Visma-Lease a Bike attendait le retour de Laporte, mais le mal était fait, ajoutait Yvon. On pensait également qu’UAE allait assumer, ce qu’ils ont fait en partie, mais ils n’ont rien pu boucher ».

Au contraire, en raison d’une certaine temporisation pendant quelques kilomètres, le peloton a vu l’écart grimper à trois minutes avant qu’un deuxième petit paquet, comprenant Bastien Tronchon, ne recolle. Plusieurs équipes se sont alliées pour diminuer l’écart, mais les deux fuyards ont opposé une trop grande résistance. « Ils ont broyé le peloton, coupait Yvon. De notre côté, on a mis Clément à rouler dans les vingt-cinq derniers kilomètres, car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer, mais sur des bosses à 4-5%, ils avançaient aussi vite que nous, et ils ne se sont pas regardés ». Dans les cinq derniers kilomètres en faux-plat, l’écart s’est rapproché de la minute, sans toutefois jamais menacer Romeo et Leknessund. L’Espagnol s’est finalement imposé tandis que Romain Grégoire a obtenu la dixième place après le sprint d’un petit peloton, au sein duquel Bastien Tronchon et Clément Braz Afonso étaient également présents. « Il n’y a pas vraiment de regrets car il aurait fallu prendre un risque très important pour les accompagner et je ne pense pas qu’on avait les ressources à ce moment-là, disait Yvon. Malgré le scénario du jour, il reste une belle opportunité de faire un bon classement général pour Romain. C’est pour cela qu’on est venu et on se battra pour cela jusqu’au bout. On fera aussi en sorte que Bastien ou Paul puissent s’exprimer sur les troisième et quatrième étapes ».

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