Comme l’an passé, la mise en bouche omanaise consistait en une classique qui affichait près de 2000 mètres de dénivelé dans sa deuxième partie de course. Quelques montées abruptes étaient à franchir dans la dernière heure, dont la montée décisive d’Al Jissah (1km à 9%) à moins de cinq bornes du terme. « L’idée au départ était de tout miser sur Thibaud, car l’arrivée lui convenait bien dans le cas d’un final similaire aux années précédentes, où un bon petit groupe arrivait pour la gagne », expliquait le directeur sportif du groupe, Thierry Bricaud. Derrière un seul homme échappé, la course n’a gagné en intensité qu’au moment d’affronter une première fois la fameuse côte d’Al Jissah, à quarante kilomètres du terme. La bataille de placement a dès lors agité le peloton, disloqué par moments, à l’approche des diverses ascensions. À l’entrée dans les dix dernières bornes, Thibaud Gruel pouvait encore compter sur la majeure partie de ses coéquipiers, qui ont tâché de le déposer du mieux possible au pied de l’ultime obstacle de la journée. « Les gars étaient présents », assurait Thierry. Puis, dès les premiers contreforts de l’ascension d’Al Jissah, les hostilités ont démarré dans le paquet et un homme s’est fait remarquer.

« Josh a essayé d’accompagner les attaques, avec un léger temps de retard, mais il était présent, précisait Thierry. C’est bien d’avoir osé, ça va le mettre en confiance pour la suite ». Le grimpeur néo-zélandais s’est accroché pendant quelques hectomètres dans une petite grappe de coureurs détachée, mais a ensuite été contraint de céder face à Luke Plapp, Mauro Schmid et Adam Yates, partis seuls à l’approche du sommet. « C’est comme d’habitude monté très fort, et le vent après la bascule était un peu plus portant que l’an passé, continuait Thierry. Cela a permis aux trois costauds d’aller au bout ». Schmid a cueilli la victoire tandis qu’un groupe de poursuite d’une trentaine d’unités s’est présenté quinze secondes plus tard. Au sein de celui-ci, Thibaud Gruel a dû se contenter de la quinzième place du jour. « Thibaud n’a pas été inspiré comme il l’aurait souhaité dans le sprint, confiait Thierry. C’est dommage car il avait les jambes pour faire mieux. Collectivement, il n’y a pas grand-chose à redire, les gars ont respecté ce qu’on avait mis en place ». Malade et non-partant ce vendredi, Rudy Molard sera pour sa part réévalué demain matin afin de décider s’il pourra prendre le départ du Tour d’Oman.

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