Il s’agissait, sur le papier, de l’étape la moins coriace de Paris-Nice. Entre Épône et Montargis, le peloton avait certes 187 kilomètres à couvrir, mais très peu de relief à surmonter. Qui plus est, les conditions climatiques étaient elles aussi plutôt avantageuses à travers les départements des Yvelines, de l’Essonne, de la Seine-et-Marne et du Loiret. « Il y avait une légère nervosité au départ en raison du vent, mais les prévisions l’annonçaient plutôt faible, et une fois la course commencée, il s’est avéré encore moins important, indiquait William Green. Il n’a donc eu aucune influence sur la course ». Une configuration classique s’est d’ailleurs mise en place toute la journée, et seulement quatre – puis deux – hommes ont formé une échappée qui a néanmoins rendu les armes relativement tôt : à près de soixante bornes du terme. Le peloton s’est un moment agité en vue du sprint intermédiaire, une chute est intervenue quelques kilomètres plus loin, puis Dan Hoole a tenté de prendre à défaut les sprinteurs dans les vingt derniers kilomètres.

Le Néerlandais n’avait toutefois qu’une poignée de secondes d’avance à l’approche de Montargis et des cinq derniers kilomètres, relativement techniques. Dès les premiers points clés, Clément Russo s’est lui montré présent à l’avant. « Aujourd’hui, il avait une opportunité, ajoutait William. Et franchement, il a fait un super boulot. On sait qu’il a un feeling incroyable dans le final des courses, on l’avait déjà vu sur la Ruta del Sol. Il l’a de nouveau montré aujourd’hui et a parfaitement respecté le plan ». Pas avare d’efforts pour se faufiler et remonter lorsque nécessaire, l’habituel poisson-pilote tricolore a ainsi pu aborder la dernière ligne droite au sein d’une première grappe de coureurs légèrement détachés d’un peloton très étiré. Sur la ligne, Clément Russo a validé le tout avec une neuvième place, quand Max Kanter s’adjugeait la victoire. « Cette place peut paraître anodine, mais en même temps, c’est assez impressionnant quand on pense qu’il s’est débrouillé tout seul dans les cinq derniers kilomètres, affirmait William. Ça aurait même pu être encore mieux s’il n’avait pas été gêné dans le sprint ».

Auteur de son premier top 10 de l’année, le Lyonnais retrouvera un rôle d’équipier mardi à l’occasion d’un contre-la-montre par équipe déterminant. « L’objectif est clair : faire mieux que les années précédentes, ponctuait William. C’est l’essentiel, et on vise le top 10. On a une bonne équipe et on a effectué une bonne préparation. On va tout donner et on fera le point demain soir ».

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